OM, Séville, Lopez : ça discute !

Le milieu de terrain formé à l'OM est dans le viseur du FC Séville pour ce mercato...

Publié le 16/06/2019 à 07:00

Dans la situation de l'Olympique de Marseille, ce n'est un secret pour personne, sans Ligue des champions et avec un budget à rapidement ramener à l'équilibre alors qu'il faut remodeler l'équipe, personne n'est intransférable. C'est le cas de Boubacar Kamara, le dernier joyau du centre de formation, et c'est encore plus le cas de Maxime Lopez, l'avant-dernier. Depuis qu'il a percé chez les pros, le milieu de terrain divise les supporters marseillais : il y a ceux qui louent sa qualité technique au-dessus de la moyenne et ceux qui pestent contre ses passes latérales. Il suffit de se rappeler les débats autour d'André-Pierre Gignac, même lors de ses dernières saisons phocéennes où il tournait à 20 buts par exercice, pour se dire qu'être clivant, c'est le destin de tous les enfants de l'OM. Et pour Lopez, l'heure est peut-être venue de mettre fin à ces débats : il vient de boucler sa troisième saison avec les pros, pour 119 matchs au total (5 buts, 19 passes décisives). Surtout, il est en contact avec un club qui pourrait mettre tout le monde d'accord : le FC Séville. 

Lopez et Séville d'accord depuis des mois

C'est loin d'être une révélation. Maxime Lopez dans le viseur du FC Séville, cela fait des mois qu'on en parle. Après ses débuts fracassants en Ligue 1 (joueur du mois en décembre 2016), le nom de Lopez a été collé au Real Madrid ou encore à Barcelone, ce qui n'a pas vraiment été une précieuse aide pour le milieu, faisant monter de quelques crans d'un coup l'attente à son égard. Mais forcément, son jeu de passes semblait l'envoyer tôt ou tard en Liga. Lors de sa seconde saison, il a fait plus de matchs (45) mais c'est un trompe-l'oeil, car avec la coupe d'Europe, l'OM a beaucoup plus joué. En réalité, il était moins dans les plans de son coach (52% du temps joué contre 66% l'année d'avant). Mais il a eu la bonne idée d'avoir une bonne période à la fin de l'hiver lorsque l'OM a dû sortir l'Athletic Bilbao de la Ligue Europa en huitièmes de finale. Meilleur phocéen du match à l'aller, Lopez a été à la hauteur de sa flatteuse réputation et les journalistes ibériques n'avaient que son nom à la bouche après la rencontre. Fort logiquement, cette saison alors qu'il a retrouvé plus de temps de jeu (à nouveau 66% du temps joué) les contacts se sont noués avec le FC Séville, un club qui ne laisse presque jamais rien passer en Ligue 1 (Ben Yedder, Lenglet, Kolodziejczak, Krychowiak, Gameiro, Kodogbia, Squillaci, Romaric ou encore Seydou Keita ont tous été recrutés en France par l'écurie andalouse). Contrairement à Florian Thauvin, qui comme Mathieu Valbuena en son temps, est hors cadre vu son niveau de rémunération, Maxime Lopez a un salaire qui fait qu'il est tombé d'accord assez rapidement avec l'écurie espagnole, dans les grandes lignes. Il fallait attendre la fin de saison pour passer aux choses sérieuses. 


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Car avant de penser à un transfert, il fallait que le club andalou règle plusieurs points. Tout d'abord sa qualification européenne ou non, ce qui pouvait changer la donne. Ensuite, la nomination du nouvel entraîneur, surtout que le nom de ... Rudi Garcia circulait pour l'écurie espagnole. Et autant dire, vu la cohabitation des deux hommes lors de la dernière saison à l'OM, que ça aurait mis fin à l'hypothèse du transfert du milieu de terrain. Finalement, Séville a fini 6e, ce qui qualifie le club pour la prochaine Ligue Europa. Julen Lopetegui a été nommé à la tête de l'équipe et il devrait rapidement se prononcer sur les possibilités que Monchi, le directeur sportif revenu de la Roma, lui a proposées à chaque poste, dont Maxime Lopez. De source espagnole, l'ancien sélectionneur espagnol n'a pas mis son veto. Mais le transfert va peut-être avoir du mal à se matérialiser pour autant. Car l'OM demanderait beaucoup pour son joueur, aux alentours de 25 millions d'euros. Une exigence qui pourrait faire sourire. Le club n'a jamais aussi bien considéré son joueur que lorsqu'il fallait fixer son prix. Mais vu le contexte, et alors que Morgan Sanson est annoncé en partance pour West Ham, les dirigeants olympiens veulent logiquement obtenir le plus possible des éléments convoités pour en faire partir le moins possible. C'est mathématique. Reste à intégrer dans l'équation que Séville n'a pas l'habitude de dépenser autant sur le marché (l'achat le plus onéreux ces dernières années du club est Luis Muriel, buteur de la Sampdoria, pour 20 millions d'euros). Les négociations devraient donc durer. Pour faire pencher la balance, il va falloir attendre qu'un autre club se déclare intéressé, ou que Séville trouve une autre solution à ce poste. Affaire à suivre...