Sampaoli : "Je cherche des joueurs qui soient très concernés par ce maillot"

Voici l'intégralité des propos de Jorge Sampaoli à l'issue de la défaite de l'OM à Saint-Etienne (1-0).

Publié le 09/05/2021 à 16:18

Coach, qu'est-ce qui n'a pas marché contre les Verts ?

Jorge Sampaoli : "La première mi-temps a été très pauvre, on a surtout perdu cette première période. On a plus retrouvé l'équipe lors de la deuxième période, on a réussi à s'approcher de leur but. On n'avait pas imaginé que le match se déroulerait de cette manière. Quelles que soient les circonstances de chacun, l'équipe doit avoir conscience du fait qu'on arrive à la fin de la saison et que quelles que soient les circonstances individuelles, on doit jouer le futur du club. On n'est pas là dans l'intérêt personnel, mais dans l'intérêt de l'équipe. Si on veut jouer l'Europe, c'est de la responsabilité de chacun. Le football vous offre toujours trois possibilités : on peut jouer bien, on peut jouer mal ou on peut jouer moyennement. Je trouve que la première mi-temps de mon équipe n'a pas été à la hauteur".

Pensez-vous que tous vos joueurs sont vraiment concernés vers cet objectif de la 5e place ?

J.S. : "Je suis convaincu de ça. On est toujours en lien quotidien avec ce rêve et cette possibilité de jouer l'Europe la saison prochaine. Il peut y avoir des sensations différentes, des perspectives différentes selon les joueurs. Mon obligation en tant que coach est de réunir tout le monde vers un même objectif. Tout cela définit l'avenir du club. On doit penser au club et rester compétitifs, et ne pas offrir 40 minutes à l'adversaire en raison de notre passivité".

Pourquoi ce choix de mettre Balerdi à gauche ? Pour mieux couvrir les montées de Luis Henrique ?

J.S. : "On peut toujours discuter des choix. Moi, je pense qu'il faut protéger Luis quand il joue en piston sur le côté. Leo à gauche, ça se justifiait. Le problème est ailleurs. C'est l'absence de jeu qui est en cause. On va travailler. Il faut surtout être responsables du déroulement du match, avoir conscience qu'il faut gagner pour le maillot et le club. C'est ce que j'ai un peu plus vu en 2e mi-temps, où il y a eu un mieux et une sorte de rébellion. On aurait pu égaliser. Mais il faut surtout être plus proches d'être une équipe dont on imagine qu'elle peut jouer l'Europe. On peut tout analyser, mais ce qui m'inquiète c'est que dans un modèle que je revendique comme un modèle d'attaque, le problème que j'ai, c'est quand les joueurs ne jouent pas et n'attaquent pas".

Dans les choix qui vous restent à faire pour les deux derniers matchs, allez-vous les faire en fonction des déceptions individuelles que vous venez d'évoquer ?

J.S. : "Je crois que tout ça est une question de choix et de posture. Du côté de l'entraîneur, on travaille pour essayer de nous qualifier en coupe d'Europe l'année prochaine, le tout dans une année particulièrement difficile. Chaque match est porteur d'un espoir différent. En tant qu'entraîneur, je suis responsable du collectif et je n'ai pas trouvé de réponse collective aujourd'hui. En ce qui concerne le plan individuel, est-ce une question d'envie, d'avoir été neutralisés ? Moi tout ce que je cherche pour l'avenir, ce sont des joueurs qui soient très concernés et très intéressés par ce maillot, par ce club. Et je pense vraiment que c'est ce qui guidera mes choix pour les derniers matchs".

Depuis plusieurs matchs, l'équipe ne parvient pas beaucoup à trouver Arek Milik. Comment faire pour le trouver davantage, quels sont vos leviers ?

J.S. : "Je partage votre analyse, l'obligation d'une équipe est de réussir à donner des ballons à un attaquant comme Milik. De notre côté, on n'a pas eu assez de possession et de vitesse dans le jeu. Il y a deux façons de se faire neutraliser. C'est soit par notre adversaire, soit par sa propre équipe. Les manques ont été collectifs, il y a eu une véritable absence de connexion. Et d'un autre côté, Saint-Etienne a exercé une très bonne pression à tout moment. On a perdu la domination en première mi-temps. Pendant la 2e période, on aurait pu égaliser à de nombreux moments, mais ça ne change pas le fait qu'aujourd'hui Saint-Etienne a fait preuve d'intentions et de volonté".