Foot - Pitou n'a pas réalisé son rêve à l"OM, mais l'histoire continue en Italie

Foot - Pitou n'a pas réalisé son rêve à l"OM, mais l'histoire continue en Italie

Ancien espoir du centre de formation de l'OM, Jonathan Pitou n'a jamais réussi à s'imposer dans son club de cœur. Mais le jeune Marseillais n'a pas renoncé à son rêve de devenir footballeur professionnel. Désormais à l'Alcione Milano, en troisième division italienne, il retrouve du plaisir et enchaîne les bonnes performances. Un parcours raconté par La Provence qui rappelle qu'une carrière peut aussi s'épanouir loin de Marseille.

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Il y a une vie après le centre de formation de l'OM. Et heureusement. Tous les jeunes marseillais qui passent par la Commanderie ne peuvent pas devenir des titulaires au Vélodrome. Certains doivent emprunter d'autres chemins, parfois plus compliqués, pour continuer à vivre de leur passion. C'est le cas de Jonathan Pitou, dont La Provence retrace le parcours. L'ancien espoir olympien a quitté son club de cœur sans avoir réussi à s'imposer chez les professionnels. Mais aujourd'hui, en Italie, il retrouve le sourire et surtout le plaisir de jouer au football.

Pourtant, tout avait commencé comme dans un rêve. Originaire de la région marseillaise, Jonathan Pitou avait débuté à Biver avant de passer par Gignac puis Marignane-Gignac. Repéré très jeune, il avait rejoint l'OM à seulement 12 ans. Un choix du cœur, comme le raconte son entourage. « Papa, je veux aller à l'OM », avait-il annoncé lorsque plusieurs possibilités s'offraient à lui. Pour un gamin qui grandit avec Marseille dans la peau, difficile d'imaginer plus beau parcours.

Les années suivantes lui avaient permis de toucher son rêve du doigt. Appelé dans les sélections de jeunes de l'équipe de France, le milieu offensif avait également découvert les entraînements avec les professionnels sous Nasser Larguet puis Jorge Sampaoli. Il avait même connu les convocations dans le groupe professionnel, notamment pour un déplacement à Istanbul face à Galatasaray. Sa famille avait vécu ces moments avec une immense fierté. Son frère Clément raconte d'ailleurs que les proches avaient fait exploser les fumigènes devant leur télévision pour célébrer cette étape.

Une déception surmontée grâce au football

Mais le football professionnel ne fait pas toujours de cadeaux. Malgré son parcours au centre de formation, Jonathan Pitou n'a pas été conservé par l'OM. Une décision forcément difficile à encaisser pour un garçon qui avait consacré une grande partie de sa jeunesse à tenter de porter un jour le maillot marseillais au plus haut niveau. « L'OM représente tout », rappelle-t-il. Il lui a fallu digérer cette déception avant de retrouver l'envie d'avancer.

Ce qui est intéressant dans son histoire, c'est justement cette capacité à repartir. Parce qu'être formé à l'OM sans parvenir à intégrer durablement l'équipe première ne signifie pas avoir échoué dans le football. La marche est immense entre les équipes de jeunes et le monde professionnel. Et si tous les joueurs ne peuvent pas la franchir à Marseille, certains trouvent ailleurs le contexte qui leur permet de progresser et de s'épanouir.

Jonathan Pitou a choisi l'Italie. D'abord à Pro Patria, où il a découvert un football plus tactique, plus exigeant dans le placement et le travail défensif. Un changement important pour un joueur dont les principales qualités résident dans sa technique et sa créativité. Cette expérience lui a permis d'élargir sa palette et de développer d'autres aspects de son jeu.

À l'Alcione Milano, Pitou retrouve le plaisir de jouer

Aujourd'hui, c'est à l'Alcione Milano, en Serie C, la troisième division italienne, que l'ancien Marseillais poursuit sa carrière. Et les nouvelles sont encourageantes. Son club lui a confié le numéro 10 et une liberté offensive qui correspond davantage à ses qualités. Ses performances lui ont même valu deux distinctions de joueur du mois, pour les périodes août-septembre et octobre. De quoi confirmer qu'il a trouvé un environnement dans lequel il peut s'exprimer.

Dans les colonnes de La Provence, le jeune joueur résume simplement son rapport au football : « Quand je rentre sur le terrain, je vais jouer ». Cette envie de prendre du plaisir, malgré les difficultés rencontrées, reste son moteur. Il choisit d'ailleurs trois mots pour définir son parcours : « Persévérance, mental et divertissement ».

Bien sûr, personne ne sait jusqu'où Jonathan Pitou pourra aller. La Serie C n'est pas la Ligue 1, et le chemin reste long pour espérer retrouver un jour le plus haut niveau. Mais pourquoi ne pas lui souhaiter d'y parvenir ? Il a déjà connu la déception de devoir quitter le club qu'il aimait. Il mérite désormais de profiter pleinement de cette nouvelle aventure.

Quand il a quitté l'OM, son pendant avec l'équipe réserve sur l'autre aile, Giovani Versini, un autre Marseillais né en 2004 a également quitté le club. Passé par Clermont, Bourgoin-Jailleu, Chateauroux et Pau, il a signé à Brest cet été où il commence à se faire remarquer en Ligue 1. Un parcours qui doit donner envie à Jonathan Pitou d'y croire encore.

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