De Tavernost explique son départ de LFP Media
Nicolas de Tavernost est revenu sur les raisons de son départ de LFP Media à l'issue de la saison dernière. Dans son livre La télé comme jamais, dont L'Équipe reprend plusieurs extraits, l'ancien patron de M6 évoque notamment les divisions entre les clubs et des conflits d'intérêts qui auraient pesé sur son expérience à la tête de la société commerciale de la LFP.
De Tavernost revient d'abord sur le lancement de Ligue 1+, réalisé en moins de trois mois et marqué, selon lui, par un démarrage réussi avec un million d'abonnés. Il souligne le travail effectué par les équipes avant d'expliquer les difficultés rencontrées : « Mais les divisions des clubs, les conflits d'intérêts ont fini par prendre le dessus. »
Le dossier du Mondial 2026 au cœur de sa décision
L'ancien dirigeant explique ensuite que le dossier des droits de la Coupe du monde 2026 a joué un rôle déterminant dans son départ. Il affirme avoir négocié pour Ligue 1+ l'exclusivité payante des 104 rencontres de la compétition, alors que M6 doit en diffuser 54 gratuitement.
« Pour la plateforme que nous venions de lancer, c'était un atout considérable. Le contrat était signé. Puis, au dernier moment, ces droits nous ont échappé au profit de beIN Sports, dans des conditions qui ne semblaient pas régulières. » Nicolas de Tavernost précise avoir souhaité contester cette décision afin de défendre les intérêts de Ligue 1+.
Une position qui, selon son récit, n'a pas été suivie en interne. « Je n'ai pas été suivi. Dans ces conditions, je ne voyais plus comment continuer cette aventure. J'ai donc quitté LFP Media. »
Une comparaison avec ses années à M6
Nicolas de Tavernost établit enfin un parallèle avec ses près de quarante années passées à M6. Il explique avoir connu dans son ancienne entreprise une situation différente lorsque les intérêts du groupe étaient concernés : « Cette affaire m'a rappelé, brutalement, la chance formidable que j'avais eue pendant presque quarante ans à M6 : celle d'avoir travaillé dans une entreprise où, lorsque l'intérêt de la maison était en jeu, l'actionnaire, la direction et les équipes savaient faire bloc. »