Un passage contrasté à Marseille
Arrivé à l’Olympique de Marseille en février 2025 en provenance du RB Salzbourg, Amar Dedic avait rejoint le club dans le cadre d’un montage spécifique, mêlant prêt payant et option d’achat conditionnée à son temps de jeu. Sur le terrain, le latéral bosnien de 23 ans avait montré de l’énergie et une vraie capacité de projection, mais aussi des lacunes tactiques et une influence limitée lors des rencontres majeures. Jamais totalement installé comme titulaire par Roberto De Zerbi, il avait été régulièrement concurrencé par Amir Murillo et Ulisses Garcia. Faute d’avoir atteint le seuil de minutes requis, l’option d’achat n’avait pas été levée et Salzbourg avait activé une clause de rachat à l’été 2025.
La relance portugaise avec Benfica
Dans la foulée, Benfica avait saisi l’opportunité en recrutant Dedic pour environ 12 millions d’euros. Le club lisboète avait misé sur son potentiel offensif déjà observé en Autriche. Le pari s’est avéré payant puisque le Bosnien s’est rapidement imposé sur le côté droit de la défense. Cette saison, il totalise 28 apparitions toutes compétitions confondues, avec un but et trois passes décisives en Liga Portugal et en Ligue des champions. Ses statistiques avancées, notamment sur le volume de courses, les centres réussis et les passes progressives, le placent parmi les latéraux les plus influents du championnat.
Manchester City à l’affût
Ces performances n’ont pas échappé aux recruteurs de Manchester City. Selon plusieurs sources anglaises et portugaises, le club dirigé par Pep Guardiola aurait identifié Dedic comme une option crédible pour renforcer son couloir droit à moyen terme. Le média bosnien Oslobodenje évoque une piste concrète, avec une possible indemnité pouvant atteindre 50 millions d’euros bonus compris. Sous contrat avec Benfica jusqu’en 2030, le joueur ne serait libéré qu’en cas d’offre jugée exceptionnelle.
Un dossier qui laisse des regrets à l’OM
À Marseille, cette évolution ne manquera pas de nourrir les discussions. Recruté pour un montant initial proche d’un million d’euros, avec un bonus potentiel de dix millions lié à son temps de jeu, Dedic est reparti sans que le club phocéen ne bénéficie de sa progression. Si un transfert à ce niveau se concrétise, Benfica et Salzbourg en seront les principaux bénéficiaires, tandis que l’OM devra se contenter d’avoir été une étape transitoire dans une trajectoire devenue particulièrement lucrative.