Comment expliquer l'inexplicable ? Comment expliquer l'arbitrage de mardi soir, du match aller en Grèce, d'hier soir à Metz ? Comment expliquer le niveau cataclysmique de Pau Lopez ? Comment expliquer que l'OM n'arrive pas à gagner à dix contre onze face à un candidat à la descente après avoir dominé les débats ? Certaines de ces questions ont des réponses et chacun livrera son avis à l'aune de sa propre sensibilité.
Les arbitres, Lopez, les occasions manquées...
D'aucuns verront un arbitrage qu'il faut dénoncer et combattre, que ce soit de la part de l'UEFA ou de certaines personnalités de notre championnat. On peut alors penser à Wilfried Bien, présent à la VAR à chaque match douteux de la saison dernière, au premier rang desquels la réception de Monaco (attentat dans la surface sur Kolasinac en fin de match) et le déplacement à Lens en fin de saison (but refusé à Sanchez en début de rencontre). Il a remis le couvert et est parvenu à faire annuler un but marseillais à Metz.
D'autres expliqueront que les individualités mises en cause les saisons passées ne sont toujours pas au niveau. Leonardo Balerdi et son duel perdu en Grèce, Pau Lopez et sa bévue en Moselle, sont des cibles privilégiées, mais ces garçons sont-ils au niveau des attentes ? On en vient même à se demander s'il ne faut pas tout faire pour changer de gardien dans la dernière ligne droite du mercato...
Quelques derniers défendront l'idée que l'OM aurait dû s'imposer et n'a aucune excuse concernant les scénarios de mardi et de ce vendredi. Trop d'occasions manquées avant les tournants défavorables alors que le club aurait pu ou dû être déjà à l'abri.
On ne peut qu'espérer que l'OM ait mangé son pain noir. Que la frustration extrême de cette semaine en enfer laissera place à des jours meilleurs. Les prestations incitent à l'optimisme. Il va falloir s'y accrocher pour inverser la vapeur. Mais quoi qu'il en soit, on se souviendra sans doute toute la saison de cette semaine improbable. De mémoire, un tel enchaînement de poisse, car on peut aussi parler des trois poteaux trouvés par l'OM à Metz ou du tir au but détourné dans son propre filet par Blanco contre les Grecs, c'est presque du jamais vu. En espérant un match "normal" samedi prochain contre Brest.