OM : Harit-Tudor, l'adaptation express !

Amine Harit et Igor Tudor ne se connaissaient pas il y a un mois. Aujourd'hui, qui incarne mieux que le Marocain la philosophie de jeu offensive du Croate ?

Publié le 07/10/2022 à 01:00

C'est l'histoire d'un retour que l'on attendait plus, c'est l'histoire d'une adaptation rapide à un style totalement différent à celui pratiqué la saison dernière. Amine Harit et Igor Tudor ne se côtoient que depuis un mois, mais l'un est déjà totalement dépendant de l'autre, et vice et versa.

"Le Amine de la fin de saison dernière, et même peut-être un peu mieux !"

Le premier septembre, après des jours à attendre un signe de l'Atalanta pour Malinovskyi, l'OM se rend à l'évidence et active la piste Amine Harit, "L'homme des derniers moments", comme le surnommera Pablo Longoria lors de sa conférence de présentation, version deux. Une version des faits pas si certaine, car la piste menant à l'Ukrainien entrait plus dans le cadre espéré d'un échange avec Cengiz Under, tandis que l'option Harit du dernier jour était prévue de longue date, selon nos informations. Deux jours plus tard, il entre en jeu à Auxerre et transperce la défense pour servir Guendouzi qui sert Sanchez sur un plateau pour le 2-0. En l'espace de dix minutes, l'international marocain a donné du crédit à une promesse faite lors de son retour : "Cette saison ça sera le Amine de la fin de saison dernière, et même peut-être un peu mieux !"

Tudor : "Je ne le connaissais pas"

Alors qu'on pensait le voir compléter le groupe d'Igor Tudor, il le rend meilleur. Une nuance claire alors que son entraîneur l'aligne dans les trois derniers matchs importants : Lille, Rennes et Sporting. Un entraineur qui avouera il y a quelques jours ceci : "Il est arrivé tard, c'est dommage, mais sincèrement je ne le connaissais pas. Une fois que je l'ai vu sur le terrain, j'ai vu un joueur fort. C'est un bosseur, il va être important pour nous, je suis content de l'avoir avec nous". Mais pourquoi tant de confiance donnée en si peu de temps ? Parce que Harit a toute la panoplie du joueur parfait à ce poste pour Tudor. Tout va vite avec lui : les prises de balle, les passes, les dribbles. Après son action à Auxerre, il signera la même contre Lille. Deux fois où il aura symbolisé le style Tudor. Les transitions. De plus sa capacité à faire les efforts défensifs le rend encore plus précieux.

Déjà indispensable dans les grands rendez-vous ?

"Le fait de jouer avec deux 10 en soutien de l'attaquant, c'est ma meilleure position. Avec des attaques très directes, du jeu vers l'avant, un gros pressing comme j'avais l'habitude de faire en Allemagne, je me sens comme un poisson dans l'eau dans ce système-là", confirmait le joueur marseillais. Jusqu'à aujourd'hui, Amine Harit était dans une rotation large aux côtés de Mattéo Guendouzi, Gerson, Dimitri Payet et Cengiz Under, pour deux postes. Le premier cité est désormais le plus souvent un cran plus bas, à son vrai poste. Les autres semblent moins adaptés au style Tudor et moins en réussite.

Avant la trêve internationale, lors des grands matchs, on pouvait être certains qu'Alexis Sanchez serait choisi à la pointe du trio offensif, il restait deux places. Et si maintenant l'ancien joueur de Schalke 04 était aussi incontournable que le Chilien ? La question se pose vraiment, parce que s'adapter aussi rapidement à un nouvel entraîneur, le tout en crevant l'écran au point d'être désigné joueur du match lors d'OM-Sporting, c'est tout simplement impressionnant. En fait, on ne l'arrête plus depuis le mois de mars dernier, où il avait su se faire une place dans le onze de Jorge Sampaoli, après des débuts ratés. Pour rappel, l'OM s'est offert Harit pour 5 millions d'euros, en option d'achat quasi-automatique. Un autre gros coup de Pablo Longoria ?