Medina pense aux intendants du club
Dans un entretien accordé à L'Équipe, Facundo Medina s'est confié avant de retrouver l'OM, jeudi soir, avec le Bayer Leverkusen en Ligue Europa. L'ancien défenseur marseillais s'attend à une rencontre difficile malgré la bonne dynamique de son équipe, qui reste sur trois victoires en trois matches dans la compétition. « Je suis sûr que cela va être un match compliqué, même si on est dans une meilleure période. » Ce rendez-vous aura également une dimension émotionnelle pour l'Argentin, qui n'a pas eu l'occasion de faire ses adieux à certains membres du club marseillais. « J'y ai rencontré des amis et je n'ai pas pu leur dire au revoir. Cela me gêne un peu car il y a des gens qui laissent leur vie pour le bien du club, qui réalisent un travail invisible pour nous, comme les intendants. » Des retrouvailles qui lui procurent donc une joie particulière. Interrogé sur sa nouvelle vie en Allemagne, Medina assure s'être bien adapté à son nouvel environnement. Le défenseur apprécie notamment de pouvoir communiquer en espagnol et en français avec une grande partie du vestiaire et du staff de Carles Martinez Novell. Quant à son passage à Marseille, il estime en être ressorti grandi. « Maintenant, je me sens différent. J'ai beaucoup appris de cette année à Marseille et de la Coupe du monde. »
Les avis de Gili et Demetrius Ferreira sur la Ligue Europa de l'OM
Dans les colonnes de La Provence, deux anciens Olympiens ont livré leur regard sur la situation de l'OM en Ligue Europa, après trois défaites lors des trois premières journées. Pour Demetrius Ferreira, finaliste de la coupe UEFA en 2004, le déplacement sur la pelouse du Bayer Leverkusen doit permettre de déterminer si les Marseillais peuvent encore croire à une qualification. « À Marseille, il ne faut jamais baisser les bras concernant la coupe d’Europe, c’est une expérience fantastique à vivre », rappelle l'ancien latéral droit brésilien, qui évoque l'état d'esprit de l'épopée européenne de 2004. Selon lui, les joueurs doivent redoubler d'efforts et afficher davantage de volonté. « Une qualification est toujours possible, mais ça sera très difficile. Il y a en tout cas une petite chance, soit ils jouent à 200%, soit ils arrêtent. On saura après le Bayer Leverkusen. » En cas de résultat positif, il faudra continuer à y croire collectivement. Dans le cas contraire, Ferreira estime que l'OM devra se concentrer sur le championnat. De son côté, Gérard Gili se montre beaucoup plus pessimiste. L'ancien gardien et entraîneur olympien considère que les trois premières rencontres européennes ont révélé les limites de l'équipe. « C'est fini, c'était un rêve. Les trois premiers matches ont ramené la vérité. La coupe d'Europe, cette année, elle n'est plus à jouer. » Pour lui, la qualification est devenue presque impossible et l'accumulation des rencontres représente un risque supplémentaire. « On n'a pas l'effectif pour le faire, donc à la limite, c'est un mal pour un bien. » Avec un groupe qu'il estime limité à 12 ou 13 joueurs, Gili considère que l'OM pourrait aborder plus sereinement le championnat sans la fatigue supplémentaire liée à la Ligue Europa.