Comment Genesio a soigné les têtes
Dans L'Équipe, les difficultés psychologiques de l'OM sont au cœur de l'analyse. Malgré quatre victoires consécutives en championnat, les Olympiens restent marqués par les fins de match catastrophiques de la saison dernière. Bruno Genesio reconnaît ce poids du passé : « Lorsque vous menez 2-0 et que vous avez le traumatisme de la semaine dernière ou de la saison dernière, sur des remontées en fin de match notamment, cela se reproduit. » Face à Le Havre (4-3), puis Toulouse (2-0), ces anciennes fragilités ont resurgi.
Pour remédier au problème, Genesio a élaboré un plan « secret » avec Pierre-Emile Hojbjerg. Contre Toulouse, les entrées de Kelyann Bezahaf et Geoffrey Kondogbia ont permis de renforcer les zones défensives. Une méthode inspirée de son passage à Lille, où il avait déjà rencontré des difficultés similaires. À l'époque, le technicien avait notamment instauré des exercices à handicap à l'entraînement et privilégié un bloc médian compact en 4-4-2 pour mieux gérer les fins de rencontre.
Le quotidien souligne également l'importance du travail psychologique entrepris depuis l'été. À son arrivée, le staff a découvert un vestiaire fragilisé, composé de remplaçants frustrés, de joueurs revenus de prêt et d'éléments dont l'avenir était incertain. Himad Abdelli, aujourd'hui en pleine confiance, fait partie des joueurs accompagnés individuellement. Un proche du staff avait même décrit la situation initiale comme « un massacre ».
Pourtant, l'OM ne dispose actuellement d'aucun psychologue au sein du staff professionnel. Genesio, qui avait bénéficié de cet accompagnement à Rennes, reste favorable à une aide spécialisée, interne ou externe. Une possibilité qui pourrait être étudiée la saison prochaine, alors que la gestion mentale apparaît toujours comme un enjeu majeur du redressement marseillais.
Comment Bruno Genesio est redevenu plus pragmatique
Dans La Provence, le retour en forme de l'OM est analysé sous l'angle des ajustements tactiques opérés par Bruno Genesio. Avant-dernier à la trêve internationale, le club marseillais a enchaîné quatre victoires en championnat pour remonter à la sixième place. Une série de douze points sur douze qui témoigne d'une évolution importante dans le jeu olympien.
Le quotidien rappelle que le succès à Troyes (2-0) avait d'abord permis de stopper une spirale de cinq défaites consécutives toutes compétitions confondues. Depuis, Genesio a revu certains principes de jeu. Conscient des limites physiques de son groupe, particulièrement sollicité par un pressing haut et de nombreuses courses, l'entraîneur a privilégié une approche plus pragmatique. L'équipe prend désormais moins de risques et affiche une meilleure solidarité défensive.
Cette transformation passe également par le milieu de terrain. Le retour anticipé de Tochukwu Nnadi et la montée en puissance d'Himad Abdelli ont permis de construire un entrejeu plus travailleur, tandis qu'Angel Gomes a été relégué sur le banc. Malgré certaines frayeurs contre Angers, Le Havre et Toulouse, les Olympiens semblent mieux armés pour résister collectivement. Genesio a d'ailleurs salué « notre abnégation pour s'accrocher ».
Mais La Provence souligne aussi les limites de cette dynamique. L'effectif demeure réduit malgré les retours de Pierre-Emile Hojbjerg et Geoffrey Kondogbia. Les remplacements interviennent de plus en plus tardivement, alors que les titulaires terminent régulièrement épuisés. Le technicien reste donc prudent : « Il ne faut pas regarder le classement, mais nous pour progresser, surtout garder tout le monde à 100% physiquement. » Un premier bilan sera dressé à la trêve de Noël.