Galatasaray 4-2 OM : comment Sampaoli a loupé sa "finale"

L'OM est éliminé de l'Europa League après sa défaite à Galatasaray. Retour sur les raisons de cet échec, des matchs nuls concédés aux choix de Jorge Sampaoli hier soir.

Publié le 26/11/2021 à 01:00

Peut-on vraiment être frustré de l'élimination de l'OM en Europa League ? Vu le niveau affiché par les Olympiens hier soir contre Galatasaray (4-2), peut-être pas. Autant abréger les souffrances, dirons certains. Mais, à bien y regarder, l'OM a tout de même livré de beaux combats tout au long de cette compétition. Jusqu'à cette "finale" loupée, donc...

A ne pas prendre de points, on s'expose au match de la dernière chance...

Jetons un coup d'oeil dans le rétroviseur. En coupe d'Europe cette saison, l'OM est tombé dans un groupe solide, composé des très sérieux Galatasaray et Lazio Rome et du petit poucet présumé, le Lokomotiv Moscou. En Russie tout d'abord (1-1), l'OM a dominé outrageusement avant de se faire rejoindre dans les derniers instants. En Italie comme à l'Orange Vélodrome, l'OM s'est montré au niveau face au club de Série A, mais cela ne fait que deux nuls au final (0-0 et 2-2). Face aux Turcs, à Marseille (0-0), il flottait là aussi le sentiment que les Olympiens avaient leur place dans la compétition. Mais, tout cela ne faisait pas bien avancer l'OM. Et à ne pas savoir prendre les points quand il le faut, on s'expose à ce genre de match décisif au possible comme hier soir...

Pape Gueye milieu gauche, vraiment ?

Et c'est bien ça qui a, en partie, perdu l'OM, cette incapacité à transformer un bon match en un match gagné. Et puis, une fois le jour du match couperet venu, les Olympiens n'ont pas su se montrer à la hauteur. Leur coach l'a-t-il été ? On pourra en débattre. Aligner un 4-4-2 n'a rien de criminel, dans le sens où c'est dans ce système que l'OM défend ces dernières semaines. Mais, avec Pape Gueye milieu gauche, vraiment ? Le plan était sûrement de verrouiller le côté cité. Il n'en fut rien, le Sénégalais étant paumé sur le terrain, ni attaquant, ni défenseur, laissant Luan Peres livré à lui-même. Bien sûr, Sampaoli n'est pas sur le terrain, mais il est l'architecte de son équipe. Et hier soir, les plans semblaient bien brouillons. De quoi s'inquiéter pour les fondations de son oeuvre ? C'était l'un des premiers débats de La 3e mi-temps du Phocéen que vous pouvez retrouver en vidéo. Ainsi s'achèvent, en tout cas, les espoirs de qualification pour la suite de l'Europa League, non sans déception...