Vous avez connu Roberto De Zerbi, un entraîneur très intense au quotidien, puis Habib Beye et désormais Bruno Genesio. Comment décririez-vous le management de Genesio, notamment sur le plan humain ? Est-il proche des joueurs et comment se comporte-t-il à l'entraînement ?
Emerson Palmieri : "Depuis que je suis arrivé ici, il y a eu De Zerbi, qui était très intense. C'était sa caractéristique principale. Maintenant, avec Genesio, c'est différent. Cela ne veut pas dire que De Zerbi n'était pas bon, mais ce sont deux personnes différentes, avec des caractéristiques différentes. Genesio a peut-être plus d'expérience. C'est un entraîneur, mais aussi une personne qui est plus calme, plus tranquille. Cela se voit et c'est ce qu'il nous transmet, à nous les joueurs, tous les jours, au quotidien. Même au début de la saison, quand nous avons perdu quatre ou cinq matchs d'affilée, il n'a jamais changé sa manière de faire. Il nous a toujours donné sa confiance. Et ça, c'est vraiment la chose la plus importante : maintenir cet équilibre. Nous, les personnes qui travaillons dans le football, nous savons que c'est un sport où les résultats sont importants, où ils sont nécessaires. Mais, à mon sens, c'est encore plus important d'avoir cet équilibre, parce que si tu le perds, c'est difficile de recommencer à gagner des matchs. Nous avons réussi à enchaîner trois victoires en championnat. Je pense que c'est aussi grâce au coach, qui nous laisse tranquilles, avec la bonne mentalité pour pouvoir gagner les matchs."
Vous avez évoqué les différences entre Genesio et De Zerbi. Sur le terrain, on vous voit davantage déborder et prendre le couloir extérieur cette saison, alors que l'année dernière, vous aviez parfois tendance à repiquer dans l'axe avec le ballon, à évoluer au milieu de terrain ou dans une défense à trois. Quel positionnement préférez-vous et quelles sont les différences dans les consignes de jeu entre les deux entraîneurs ?
E.P. : "Avec De Zerbi, c'était un jeu basé sur la possession du ballon, sur le contrôle du match pendant 90 minutes. Il fallait essayer d'avoir cette possession du ballon de manière plus équilibrée. Avec Genesio, c'est différent. Lui nous demande évidemment d'avoir le contrôle du match, mais aussi d'essayer toujours de conclure les actions. Et ça, je pense que c'est un petit peu la différence avec De Zerbi. Peut-être que parfois, nous étions un peu lents avec le ballon. Nous jouions bien, mais nous ne réussissions pas à conclure nos actions. Maintenant, avec Genesio, il nous demande vraiment de finir, de conclure nos actions. C'est ce que nous essayons de faire. Quand nous avons le ballon, nous essayons d'être plus incisifs. Quand nous arrivons dans les couloirs, nous essayons de jouer les un-contre-un, de tirer au but, d'être toujours offensifs et plus dangereux."
Avez-vous le sentiment que cette équipe a désormais davantage de certitudes, notamment depuis que le milieu de terrain a été renforcé avec des joueurs aux caractéristiques plus physiques ? Est-ce que cela vous apporte aussi davantage de sécurité en défense et avez-vous l'impression qu'une équipe type se dessine ?
E.P. : "Avec Nnadi et Kamissoko , c'est vrai que ce sont des caractéristiques un peu différentes de celles d'Himad (Abdelli) et de Hojbjerg. Ce sont des joueurs plus physiques, qui défendent davantage en zone. Donc, c'est vrai que cela nous aide beaucoup du point de vue défensif. C'est aussi grâce au coach, évidemment, puisqu'il réussit, sur le plan tactique, à bien faire les choses et à mettre ses joueurs dans les bonnes positions. Cela permet ensuite de voir leurs qualités. Et ce n'est pas seulement leur cas. Au milieu de terrain, je pense que nous sommes bien couverts. Nous avons aussi Kondogbia, qui couvre bien cette partie du terrain. Donc, nous sommes bien couverts."