Un départ de Paris qui se complique
Dans un entretien accordé à Nice-Matin, Amara Simba est revenu sur son transfert à l’AS Monaco en 1993. À l’époque en fin de contrat avec le Paris Saint-Germain, l’attaquant semblait d’abord promis à Bordeaux. Les discussions étaient avancées, mais l’opération n’a finalement pas abouti. L’ancien international français explique que plusieurs éléments plaidaient pour cette destination. Zinedine Zidane, alors présent en Gironde, l’encourageait à rejoindre le club après l’avoir vu débuter à Cannes lors de la saison 1990-1991. Rolland Courbis était également à Bordeaux, mais le transfert n’a jamais été finalisé. « Il y avait eu de bonnes discussions. Zizou était là-bas et il voulait que je vienne. Courbis était là-bas aussi, mais le club n’a pas lâché l’argent qu’il fallait. Cela s’est joué à quelques centimes près sur le salaire », raconte-t-il.
L’OM tente sa chance
Alors que les négociations traînent avec Bordeaux, l’Olympique de Marseille entre en scène. Le club marseillais, dirigé à l’époque par Bernard Tapie, manifeste son intérêt et laisse même plusieurs messages au joueur. « Comme ça traînait, Marseille m’a appelé. Tapie a laissé deux messages », explique Simba. À son retour chez lui, l’attaquant apprend que l’OM souhaite qu’il rappelle rapidement. Le dossier semble alors ouvert, au moment où il réfléchit encore à la suite à donner à sa carrière.
Mais un autre appel va tout changer. Au moment où il s’interroge sur la proposition marseillaise, Amara Simba est contacté par un représentant de Monaco, qui lui annonce l’intérêt du club et de son entraîneur Arsene Wenger. « Monaco et Arsene Wenger te veulent. Tu signes deux ans et c’est tant », lui est-il alors proposé. L’attaquant explique avoir pris sa décision immédiatement. « Là, je n’ai même pas réfléchi et j’ai dit : “J’y vais” », confie-t-il.
Une décision prise avant l’affaire OM-VA
Quelques jours seulement après cet accord, l’affaire OM-VA éclate dans l’actualité du football français. Un contexte qui, avec le recul, donne une autre dimension à ce choix. « Une semaine plus tard, l’affaire OM-VA sort. Je ne sais pas si j’ai eu le nez creux, mais c’est comme ça que j’arrive à Monaco », raconte-t-il. L’expérience monégasque de Simba restera finalement brève. L’attaquant ne dispute qu’une saison avec le club de la Principauté, pour un total de 38 matches et quatre buts inscrits. De son côté, l’Olympique de Marseille recrute finalement Paulo Futre, qui repartira dès novembre à Reggiana, ainsi que Sonny Anderson.