OM - Habib Beye dénonce les « mensonges » autour du vestiaire

OM - Habib Beye dénonce les « mensonges » autour du vestiaire

Habib Beye fait un point complet sur l’état de son effectif. Entre retours progressifs, absences importantes et gestion des suspensions, il assure disposer de solutions. Il évoque notamment les cas de Greenwood et Aubameyang, tout en soulignant l’importance du collectif. Le coach insiste sur l’adaptabilité de son groupe et sur la capacité de certains joueurs à répondre présents dans différents rôles.

⏱️ 1 min de lecture

L’objectif semble compliqué. Certains peuvent-ils basculer vers des considérations individuelles ?

Chargement de la vidéo

Habib Beye : Non, moi je suis en tout cas sûr que les joueurs sont focus et ils l’ont montré contre Nice, dans ce qu’ils ont donné et dans la volonté de gagner ce match. Après, il y a eu le scénario qui fait qu’on a eu moins de réussite sur l’aspect offensif. On a encore beaucoup, beaucoup de situations. Malheureusement, on est pris par ce penalty dans les dernières minutes. Mais ce qui est sûr, c’est que le groupe est focus. J’en ai parlé avec eux juste après le match de Nice. On a neuf points. Il est clair aujourd’hui qu’il faut prendre ces neuf points pour espérer en tout cas être bien positionné. Ensuite, on fera le bilan à ce moment-là.

Vous avez vivement réagi aux informations autour du vestiaire…

H. B. : J’entends beaucoup de choses et j’aimerais bien que les gens parlent avec le vestiaire parce que ce que j’entends parfois, j’ai l’impression quand même que certains, et je dis bien certains, et je parle d’une minorité, manquent vraiment de déontologie journalistique. Parce que quand je vois les mensonges qui sont avancés sur beaucoup, beaucoup de choses… Je ne me suis jamais exprimé depuis que j’entraîne, je n’ai jamais été dans une logique de démentir ce qui a été écrit. Mais sincèrement, ça me revient et quand je vois certaines choses, c’est désolant. Parce que je trouve que quand vous n’avez pas l’information, il ne faut pas chercher à l’inventer. C’est soit vous l’avez et vous la donnez, soit vous ne l’avez pas. Mais ceux qui inventent ce type d’information sur les fractures de vestiaire, sur le coach avec tel ou tel joueur… bon, c’est très facile aujourd’hui de vérifier ce type d’information. Vous pouvez vous adresser directement aux joueurs ou à leur entourage.

Vous sentez-vous personnellement visé ?

H. B. : Quand je vois ce qui est construit aujourd’hui autour de ma personne, je ne suis pas surpris. Mais on continuera à avancer et à ne pas se soucier de ce qui est dit. Parce que sinon, aujourd’hui, on pourrait se dire que tout ce qui est dit dans la presse m’amènerait à revoir complètement ma position. Ce n’est pas le cas. Je suis très, très bien avec mes joueurs. Je discute avec eux tous les jours. Je pense que j’ai une très, très bonne relation avec eux. Et c’est à nous de le montrer samedi sur le terrain, encore une fois.

On parle aussi de tensions dans le vestiaire. Quelle est la réalité ?

H. B. : La tension et la pression dans un vestiaire, elles existent tout le temps. Elles existent de la première journée jusqu’à la dernière, du premier jour de la préparation jusqu’à la fin. Vous savez aujourd’hui que ce sont 24, 25 joueurs avec des égos différents, des personnalités différentes. Et aujourd’hui, dans un vestiaire, il y a du relief. Mais pour autant, ça ne veut pas dire qu’un vestiaire explose. Tout simplement. C’est ce qui me dérange. C’est quand des histoires sont relatées avec un vestiaire qui explose et où on a l’impression que tout est fracturé. Ça n’est pas le cas. Ce qui m’ennuie, c’est ce côté où c’est toujours un peu la même musique qui revient et où on essaie toujours plus ou moins de construire les mêmes histoires. J’ai l’impression que c’est très corrélé à ma présence. Et donc moi, aujourd’hui, par rapport au calme que je dois ramener, à la sérénité que je dois apporter, à ce que je vis avec mes joueurs, ce qui m’ennuie, ce sont ces mensonges qui sont écrits lorsqu’on n’a pas l’information. C’est ça qui me dérange un petit peu. Parce qu’à ce moment-là, à mon sens, les gens perdent un peu de leur déontologie journalistique. Et je le dis, c’est une partie très minime, mais c’est ce qui m’embête. Parce qu’aujourd’hui, c’est assez simple d’avoir les informations. Et quand vous ne les avez pas, il ne faut pas les construire, il ne faut pas les inventer. Voilà, tout simplement.

Dans ce contexte, comment gérer la fin de saison ?

H. B. : Après, un vestiaire sous tension dans la situation dans laquelle on est, il nous reste trois matchs. C’est bien qu’il y ait de la tension, c’est bien qu’il y ait de la pression. Il faut qu’elle soit positive pour nous amener samedi à comprendre l’enjeu de ce match, à mettre la pression sur les autres, à gagner ce match et ensuite à voir ce qui se passe chez les autres équipes.

Commentaires
Voir nos formules d’abonnement, sans publicité

Votre Phocéen, à votre façon !

Pour personnaliser votre accueil, créez gratuitement votre compte Le Phocéen.

Créer mon compte gratuitement

Déjà membre ? Se connecter