OM - Genesio veut corriger un problème qui avait déjà plombé l'OM la saison dernière

OM - Genesio veut corriger un problème qui avait déjà plombé l'OM la saison dernière

Avant la réception de Toulouse, Bruno Genesio a détaillé les progrès tactiques de l'OM et les secteurs qui nécessitent encore du travail. L'entraîneur marseillais a évoqué l'efficacité offensive de son équipe, les performances d'Emerson et Timothy Weah, ainsi que la concurrence en défense centrale. Il s'est surtout attardé sur les difficultés rencontrées en fin de match, annonçant une réflexion collective pour mieux gérer ces situations, aussi bien tactiquement que mentalement.

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Avec 18 buts inscrits en huit journées, l'OM possède, avec Rennes, la meilleure attaque de Ligue 1. Même si une grande partie de ces buts a été marquée lors de trois rencontres, que révèle cette statistique sur votre équipe ? Est-ce un motif de satisfaction malgré les progrès qui restent à accomplir dans d'autres secteurs ?

Bruno Genesio : Non, ça veut dire, je pense, que collectivement, déjà, on est capable d'amener le ballon dans des zones dangereuses et d'y amener du monde. C'est-à-dire qu'on se crée, quand même, plusieurs situations sur chaque match. Ce ne sont pas toujours des occasions nettes, mais en tout cas des situations nettes. On a réussi à se créer des occasions et des situations très nettes. Ça veut dire qu'on a une approche de la surface de réparation adverse qui est quand même très intéressante, avec aussi une projection en nombre, parce que pour marquer des buts, il faut avoir du monde devant le but. Ça montre aussi, parce que je pense que pour finir les actions, ça demande du talent individuel à un moment donné. Bien sûr qu'il y a des approches collectives, mais il faut aussi le talent pour finir les actions parce qu'on sait que c'est ce qu'il y a de plus difficile dans le football. Voilà, et j'aime aussi que mes équipes marquent des buts. On a souvent fini avec des attaques performantes dans les équipes que j'ai coachées. Maintenant, il faut aussi un équilibre parce qu'on sait qu'on cède trop de tirs, notamment, et trop d'occasions au cours des matchs qu'on a pu jouer depuis le début de saison.

Ces derniers temps, le danger vient souvent du couloir gauche, notamment grâce aux centres d'Emerson, qui compte trois passes décisives. Est-ce avant tout lié à sa qualité technique ou avez-vous davantage travaillé les animations de ce côté, ainsi que la présence des joueurs dans la surface ?

B.G. : Pendant la trêve, on a quand même pas mal travaillé sur beaucoup de choses, sur l'aspect athlétique, sur l'animation. Alors, c'est vrai qu'Emerson a fait trois passes décisives, mais il y a eu aussi, de l'autre côté, du côté de Tim' (Weah), beaucoup d'animation, avec une participation de Tim' qui a été très importante. Tim' et Amine Harit. Et c'est pareil que pour la charnière, il y a des duos sur les côtés qui se sont formés. Bon, Amine (Gouiri) et Igor (Paixao), ça existait déjà depuis l'année dernière, donc ils se connaissent parfaitement bien. Je pense qu'il y avait aussi besoin d'un peu de temps à ce groupe et à cette équipe pour s'exprimer de la meilleure manière, même s'il y a encore plein de choses à améliorer. Mais Emerson, il a une qualité technique, déjà, qui lui permet évidemment d'être décisif. Je trouve que ce n'est pas seulement notre côté gauche, parce que j'ai vu aussi beaucoup de bonnes choses sur notre côté droit dimanche, en tout cas au moins pendant 70 à 75 minutes. Et donc c'est intéressant parce que, justement, ça nous permet d'avoir de la variété dans notre jeu.

Sur les derniers matchs, en Coupe d'Europe et en championnat, vous avez alterné entre Bamo Meïté et CJ Egan-Riley aux côtés de Nayef Aguerd en défense centrale. Qu'apportent-ils de différent ? Avez-vous désormais trouvé l'association qui vous convient le mieux ?

B.G. : Ce sont deux profils différents. Bamo, je pense davantage à un joueur de duel. CJ a peut-être plus de possibilités dans les sorties de balle, mais les deux ont des qualités différentes. Après, je l'ai dit, on a besoin en charnière d'avoir une complicité, d'avoir des automatismes. Et je vous l'avais dit en début de saison, Nayef et CJ avaient très, très peu joué ensemble avant de débuter la saison. Donc on a installé, on va dire, un binôme qui est un peu plus présent qu'avec Bamo, justement pour développer ça, parce que c'est indispensable si vous voulez être dans le haut du tableau. On sait très bien que ça passe par une solidité défensive et que la solidité défensive est énormément liée à votre épine dorsale : gardien, charnière, votre milieu devant la défense. C'est important d'avoir une complicité à ces postes-là.

Comment avez-vous fait évoluer la préparation mentale de vos joueurs depuis le début de saison ? Avez-vous prévu un travail spécifique sur le dernier quart d'heure, qui reste un point faible de l'équipe malgré certaines améliorations ?

B.G. : C'est une très bonne question parce qu'après le match du Havre, j'ai eu quelques retours de gens qui étaient déjà au club l'année dernière et qui m'ont expliqué que c'était un petit peu un traumatisme ici, parce qu'il y a eu beaucoup de points perdus l'année dernière dans les dernières minutes ou dans les arrêts de jeu. Et c'est quelque chose à laquelle on réfléchit avec mon staff et avec certains joueurs, avec les cadres notamment, pour mettre en place une sorte de plan B lorsqu'il peut arriver, en fin de match, qu'on mène au score et qu'on ait un petit peu cette peur de se faire rejoindre. On a connu ça aussi à Lille la première saison, on a eu ces problèmes-là et petit à petit, on avait réussi à les régler. C'est pareil, il y a des choses à mettre en place, à la fois, je pense, tactiquement aussi et bien évidemment mentalement, pour éviter que les pensées négatives prennent le dessus.

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