Comment avez-vous vécu la lourde défaite de Lens contre Côme mercredi soir ? Avez-vous regardé le match en direct ou en replay avec votre staff ?
Bruno Genesio : Nous avons regardé la première mi-temps en direct avec le staff. Ensuite, j'ai regardé la deuxième mi-temps dans ma chambre. La première chose à dire, c'est que, dans ces moments-là, on a toujours de l'empathie pour l'entraîneur. Parce que je me mets toujours à la place de mes collègues et je sais ce qu'on peut ressentir dans ces situations. La deuxième chose, c'est que je pense que nous allons affronter une équipe blessée. Mais on connaît les valeurs de ce club, de Lens, notamment au niveau de la combativité, de l'agressivité et de l'intensité qu'ils sont capables de mettre, particulièrement à Bollaert. On s'attend donc à une réaction de leur part et certainement à un match très engagé. Il faudra être prêts dès l'entame pour supporter tout cela.
À Marseille, lorsque l'équipe traverse une période difficile, les adversaires savent qu'en tenant bon pendant la première période, ils peuvent parfois provoquer la colère du Vélodrome contre ses propres joueurs. Est-ce que l'OM pourrait, cette fois, profiter d'une situation similaire à Bollaert après l'humiliation subie par Lens ?
B.G. : C'est possible, mais c'est le match qui va dicter tout cela. Si on réalise un bon début de match, cela peut effectivement se produire, comme vous le décrivez. À l'inverse, si on ne fait pas ce qu'il faut et qu'on laisse cette équipe s'installer dans ce qu'elle sait bien faire, cela peut produire l'effet contraire. Le public sera derrière elle et cela peut devenir difficile pour nous. Je pense donc qu'il ne faut pas trop se préoccuper de la situation des Lensois après ce match contre Côme. Il y a des jours où c'est comme ça : tout sourit à l'adversaire et rien ne va pour votre équipe. Cela peut arriver. Pour nous, ce qui est important, c'est de savoir ce qu'on a envie de faire, ce qu'on est capables de faire et de continuer à jouer comme on le fait ces derniers temps.
Concrètement, cette déroute de Lens contre Côme est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle pour l'OM avant cette confrontation ?
B.G. : C'est difficile à dire. Je ne suis pas dans la tête des Lensois. Comme je vous l'ai dit, j'essaie déjà de me mettre à la place de l'entraîneur et d'avoir un peu d'empathie pour lui et pour son staff. Parce que j'imagine que c'est un moment très difficile et qu'on se sent très seul lorsqu'on est entraîneur après ce genre de match. Maintenant, notre match, c'est demain soir. Je ne sais pas comment il va se passer. Je ne sais pas non plus ce qu'on sera capables de faire. Je m'attache surtout à ce qu'on a envie de faire et à ce qu'on pourra réaliser demain. Parce que concernant l'adversaire, on ne sait pas. Peut-être qu'ils vont changer de système, peut-être que leur entraîneur va mettre en place une animation différente. Il y aura certainement une réaction de leur part. Je connais quand même les valeurs de cette équipe et de ce club, et je sais qu'il y aura une réaction. À nous de voir comment nous serons capables de supporter tout cela et peut-être de profiter de cette situation. Mais c'est le match qui nous dira tout cela. Nous allons préparer cette rencontre comme nous le faisons à chaque fois, avec nos forces, avec ce qu'on a envie de faire, et puis nous verrons ce qui se passera demain soir.