Gouiri : "On savait comment Toulouse allait jouer"

Gouiri : "On savait comment Toulouse allait jouer"

Après la victoire de l'OM contre Toulouse (2-0), Amine Gouiri s'est exprimé en zone mixte. L'attaquant marseillais est revenu sur son but, sa complicité avec Amine Harit et la quatrième victoire consécutive des Olympiens en Ligue 1. Il a également évoqué la solidité défensive retrouvée, la remontée au classement, son état physique et les deux prochains déplacements importants, face au Bayer Leverkusen en Ligue Europa puis à Lens en championnat.

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Amine, quelle est ta satisfaction après cette nouvelle victoire, qui permet aussi d'effacer les frayeurs vécues face au Havre ? Cette fois, l'OM s'impose sans encaisser de but, avec une prestation maîtrisée aussi bien offensivement que défensivement. C'est une satisfaction totale ?

Amine Gouiri : Il y a beaucoup de satisfaction. On réalise un clean sheet, on prend les trois points et on a été solides et efficaces dans les deux surfaces. On est très contents. On s'est facilité la tâche en marquant au bout de 63 secondes. Maintenant, on va savourer. C'est notre quatrième victoire d'affilée en championnat, donc c'est très important pour nous.

Au soir du match contre le PSG, l'OM ne comptait que trois points et occupait la 17e place. Quatre rencontres et quatre victoires consécutives plus tard, Marseille est sixième. Même si le chemin reste long, vous avez déjà bien redressé la situation...

A. G. : Bien sûr. Même quand on perdait, il y avait du contenu dans nos matchs. Tout n'était pas à jeter. On jouait plutôt bien, il fallait simplement rester concentrés et on savait que ça allait finir par tourner. Aujourd'hui, on enchaîne les victoires, mais le championnat est encore très long. On peut encore s'améliorer. Maintenant, on a deux gros matchs à l'extérieur, un en Ligue Europa et un à Lens. On va aborder ces deux rencontres avec l'ambition de les gagner.

J'ai trouvé qu'à partir de l'heure de jeu, vous commenciez à éprouver quelques difficultés physiques. Mais dans la détermination, on sentait que vous ne vouliez surtout pas revivre ce qui s'était passé dimanche dernier contre Le Havre. Est-ce que la différence s'est aussi faite dans les têtes ?

A. G. : Je pense que oui. Après, je ne sais pas si on a vraiment pioché physiquement. Je pense surtout qu'on a davantage reculé et qu'on est restés dans notre camp. Mais le principal, c'était de rester solides. Même si on a encaissé des buts qui ont finalement été refusés, au bout du compte, on termine avec un clean sheet. Et c'est ce qu'on veut continuer à faire.

Les deux buts inscrits en première période ont été importants. Sur le premier, tu donnes le ballon à Amine Harit, qui marque un très beau but. Ensuite, tu inscris toi-même le deuxième. Quelle est ta satisfaction personnelle et comment expliques-tu cette connexion avec Amine Harit ?

A. G. : Ça fait du bien. En tant qu'attaquant, ça fait toujours plaisir de marquer. Je suis très content. Mais aujourd'hui, le plus important, c'est évidemment la victoire. On savait que même à 2-0, rien n'était joué. Comme tu l'as dit, la semaine dernière, on a failli se faire remonter. Donc, on est restés concentrés. On voulait inscrire un troisième but, même si on n'a pas réussi à le faire. Avec Amine, on parle le même football. Le coach nous laisse énormément de liberté, donc on essaie de prendre beaucoup de plaisir sur le terrain. Et aujourd'hui, on a réussi à le faire.

Vous êtes désormais devant Monaco à la différence de buts. Qui aurait pu le croire il y a quelques semaines ? De votre côté, avez-vous toujours été convaincus que vous alliez remonter au classement ?

A. G. : Bien sûr. On n'a jamais douté. Comme je l'ai dit, même quand on perdait, il y avait toujours de bonnes choses dans nos matchs. On jouait bien, il nous manquait simplement de l'efficacité dans les deux surfaces. Aujourd'hui, on est efficaces. Je pense qu'on est l'une des meilleures attaques de Ligue 1 et on va encore s'améliorer.

Tu peux nous raconter ton but ? Est-ce que tu vois le gardien au moment de frapper ?

A. G. : Je sais que c'est difficile pour un gardien, parce que je frappe entre les jambes du défenseur. C'est donc assez compliqué pour lui de voir le ballon. Mais les deux buts, ce sont des situations qu'on travaille à l'entraînement. Ils viennent de récupérations hautes grâce au pressing. On savait aussi que le gardien jouait assez haut. On a donc marqué deux buts à la suite de deux pressings hauts.

Tu évoquais les deux déplacements importants qui vous attendent. En Ligue Europa, la situation est compliquée avec trois défaites lors des trois premières rencontres. Peut-on déjà parler d'un match de la dernière chance face au Bayer Leverkusen ?

A. G. : Non, je ne pense pas. Il reste cinq matchs et énormément de points à prendre. Je pense qu'on peut terminer dans les 24 premiers avec neuf ou dix points. Mais on va prendre les matchs les uns après les autres, en commençant par Leverkusen. On a deux gros matchs à jouer, tous les deux à l'extérieur. Ce sont de belles rencontres à disputer. Franchement, on peut rivaliser avec ces équipes et aller gagner ces deux matchs, parce qu'on a la qualité pour le faire.

Sur le plan personnel, tu sembles aussi aller beaucoup mieux. Après ta blessure pendant la trêve internationale, ton temps de jeu avait été ménagé sur les premières rencontres. Aujourd'hui, on a l'impression que tu peux de nouveau enchaîner les efforts et les matchs. Comment te sens-tu physiquement ?

A. G. : Oui, bien sûr. C'est vrai qu'après la trêve, sur les deux ou trois premiers matchs, je n'ai pas beaucoup joué. C'était pour revenir progressivement sur le plan physique. Aujourd'hui, je me sens bien. Je peux enchaîner les matchs et je commence à bien me sentir. J'ai de bonnes sensations.

Justement, en tant qu'observateur, on pourrait se dire qu'il faudrait peut-être te préserver pour le déplacement à Lens, qui sera très important dans cette opération remontée. Toi, tu veux évidemment tout jouer, mais est-ce que tu peux comprendre ce raisonnement ? Avec la situation en Ligue Europa, certains pourraient considérer qu'il faut donner la priorité au championnat...

A. G. : Oui, après, je pense qu'on peut jouer sur les deux tableaux. Ensuite, c'est au coach de décider. Mais moi, en tout cas, je pourrais jouer les deux matchs.

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