Genesio : "Le travail commence à porter ses fruits"

Genesio : "Le travail commence à porter ses fruits"

Après la victoire convaincante de l'OM à Angers (5-2), Bruno Genesio est revenu sur les progrès physiques et tactiques de son équipe. L'entraîneur marseillais a notamment défendu son staff, critiqué depuis le début de saison, tout en soulignant les bénéfices du travail effectué. Il a également détaillé le fonctionnement du milieu à trois composé de Kamissoko, Nnadi et Abdelli, une association qui a apporté davantage d'équilibre et de complémentarité au jeu olympien.

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Face à Angers, on a vu une équipe marseillaise beaucoup plus performante sur le plan physique et athlétique, notamment en deuxième période. Avez-vous changé quelque chose dans votre préparation ou est-ce simplement le travail effectué depuis le début de saison qui commence à porter ses fruits ?

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Bruno Genesio : Oui, sur ce match, face à l'une des équipes les plus performantes de notre championnat dans ce domaine, on a fait jeu égal sur le plan physique, que ce soit dans le volume de courses, les courses à haute intensité ou les sprints. Cela montre qu'il y a une progression. Cette progression est évidemment due au travail effectué depuis le début de saison, mais qui prend du temps parce qu'on a une charge de travail qu'on doit aussi gérer par rapport à la répétition des matchs. On voit donc que certains joueurs commencent à monter en puissance dans ce domaine. C'est aussi le travail de mon staff. Je sais qu'ils ont été un petit peu attaqués, mais la préparation physique est d'abord la responsabilité du coach. Nous, les entraîneurs, sommes responsables de la préparation physique, de l'aspect tactique, de l'aspect technique, de l'aspect mental, de beaucoup de choses et finalement de tout. Bien sûr, on a des gens qui sont là pour travailler dans les différents domaines. Je veux quand même leur rendre hommage parce qu'ils ont beaucoup travaillé. Ils ont parfois été attaqués, mais cela fait partie de notre métier. C'est donc aussi pour eux, je pense, une satisfaction de voir que les joueurs répondent d'abord à leurs demandes, parce que ce n'est jamais facile de faire travailler physiquement les joueurs. Ce n'est pas ce qu'ils préfèrent faire. Et puis, c'est aussi une satisfaction de constater que le travail mis en place par l'ensemble du staff performance et préparation commence à porter ses fruits.

À Angers, vous avez aligné un milieu à trois avec Kamissoko dans un rôle plus défensif, Abdelli et Nnadi un peu plus haut, sans véritable numéro 10 comme Angel Gomes. Est-ce une organisation qui peut apporter davantage d'équilibre à votre équipe et constituer une alternative intéressante au 4-2-3-1 ?

B.G. : Oui, c'est bien cela. En tout cas, il y avait une complémentarité dans les qualités de chacun des trois milieux de terrain. Avec Kamissoko, qui avait un rôle un petit peu plus défensif, Himad Abdelli, qui était quand même davantage chargé de l'animation offensive et de la création, et Nnadi, qui faisait un peu le lien entre les deux. Parce qu'il a cette faculté, lui, à la fois de récupérer des ballons dans les pieds de l'adversaire, mais aussi de se projeter et d'apporter des solutions vers l'avant lorsqu'on a le ballon. C'est vrai que cette association a été plutôt complémentaire. Maintenant, on a aussi Angel Gomes, on a Pierre-Emile Hojbjerg qui revient, on a Kondogbia qui revient. Cela nous laisse beaucoup de choix et ce sera à moi de faire les meilleures associations possibles pour que ce milieu reste complémentaire et performant.

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