Marseille est encore engagé dans trois compétitions. L’attente d’un trophée est longue. Si vous ne gagnez pas, seriez-vous satisfait d’être reconnu comme un entraîneur fidèle à son style ? Quelle est l’importance des titres ?
Roberto De Zerbi : Je vais répondre en italien parce que je dois être précis. Dans le football, il y a deux équipes, une qui gagne et une qui perd. Si tu arrives à 13 secondes de la fin du match en train de gagner, avec une équipe complétée le 1er septembre, avec six joueurs arrivés vraiment à la dernière minute du mercato, et que tu luttes contre le PSG, pour moi ce n’est pas vraiment une défaite. C’est quelque chose qui restera ancré en moi. J’y penserai jusqu’à la fin de mes jours, mais je ne me sens pas défait, et mes joueurs ne doivent pas se sentir comme ça non plus.
Au-delà du style, l’OM doit-il avant tout viser les trophées ?
R.D.Z. : Évidemment qu’on veut aussi remporter des trophées. C’est ce qu’a fait l’OM au cours de son histoire, même si ça fait longtemps. On essaye d’être compétitif en respectant l’adversaire, en Coupe de France, en Ligue 1 et en Ligue des champions de la même manière. Il ne faut pas penser qu’on joue contre Nantes différemment que contre Liverpool.
Quel est le palier à franchir pour s’en rapprocher ?
R.D.Z. : L’objectif, c’est de trouver l’équilibre entre l’estime de soi, qui ne doit jamais manquer dans une équipe ambitieuse, et l’humilité. Si on pense qu’on est trop forts ou qu’il suffit de peu pour gagner, alors on fait des prestations comme celle contre Nantes. Une fois qu’on aura compris ça, on aura vraiment passé un palier. On est très, très proches.
Une question sur votre avenir personnel. Certains clubs sont cités comme Manchester United. Pouvez-vous nous dire quelle est votre position aujourd’hui ?
R.D.Z. : Mon focus est sur Marseille. Je voulais venir ici, je suis là. Je suis ici la veille d’un match très important, et dans ma tête, il n’y a rien d’autre que ce match. Ici, je me sens très bien, dans cette ville, avec ces joueurs, avec cette équipe. Ce n’est pas le moment de parler de mon avenir. On en discutera avec ma direction plus tard.