Le 31 mars, après la défaite cinglante de l'OM à Reims (3-1), un incident majeur a secoué l'équipe marseillaise. Selon le quotidien l'Equipe, Roberto De Zerbi, furieux de l'attitude de ses joueurs, a annoncé qu'il ne les entraînerait pas ce jour-là, estimant que leur comportement était indigne de leur statut. Cette décision a entraîné une crise de défiance au sein du vestiaire. Un moment rare dans le football professionnel où, face à l'absence de leur coach, les joueurs ont envisagé de ne pas participer à l'entraînement. Le staff médical, débordé par la situation, a dû gérer cette scène de tension pendant près d'une heure.
Ce conflit a été en partie apaisé par la médiation de Medhi Benatia, afin d'éviter un épisode qui aurait sans doute rappelé un passé douloureux en équipe de France, et cette fameuse Coupe du Monde 2010 à Knysna. Le directeur du football de l'OM a demandé aux joueurs de reprendre l'entraînement, insistant sur le fait qu'ils devaient honorer les investissements financiers et humains consentis par le club.Toutefois, le dialogue entre les joueurs et Benatia a été tendu, certains se demandant s'ils auraient pu obtenir de meilleures conditions de travail si un autre coach était en place. Certains ont exprimé leur frustration face à ce qu'ils percevaient comme une hypocrisie, avec des décisions différenciées selon les résultats obtenus rapporte l'Equipe.
La gestion de De Zerbi en tant que coach a toujours été marquée par des méthodes émotionnelles, oscillant entre des méthodes paternelles autoritaires et des approches plus compréhensives. Cependant, après la débâcle contre Reims, il a renforcé son autorité en annonçant une mise au vert et en se proclamant seul maître à bord, répétant son rôle de décideur absolu. Ses critiques se sont intensifiées, notamment envers des joueurs comme Luis Henrique et Pol Lirola, qu’il a sévèrement réprimandés pour leurs performances jugées insuffisantes. Le ton est monté entre le coach et le latéral espagnol, avec des accusations de manque d'engagement. Toujours d'après l'Equipe, l'ancien coach de Brighton aurait lancé à son défenseur : "Personne ne voulait de toi dans ce club l'été dernier. J'ai été le seul à croire en toi. Et tu me remercies en défendant comme cela ?"
Au-delà de l'épisode sportif, une question plus profonde a émergé dans les discussions internes : l'impact du mercato hivernal sur l'équilibre du vestiaire et les traitements différenciés au sein du groupe. Pierre-Emile Höjbjerg, par exemple, a bénéficié d’une dérogation pour un dîner officiel à l’Élysée, ce qui a alimenté les frustrations. Ces événements ont exacerbé la fracture entre le staff et les joueurs, avec des tensions croissantes concernant la cohésion du groupe. Cette situation a provoqué un soulèvement momentané, où les joueurs ont montré une solidarité face à un entraîneur qui, paradoxalement, a renforcé son autorité tout en poussant son équipe à une confrontation ouverte.
Lundi, Roberto de Zerbi a annoncé à son groupe qu'il ne les entraînerait pas, jugeant leur attitude indigne. Lassé par cette nouvelle vexation, le vestiaire de l'OM a un temps refusé de chausser les crampons
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Roberto De Zerbi à Pol Lirola :
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« ' . J'ai été le seul à croire en toi.
Et tu me remercies en défendant comme cela »
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Dans cet environnement délétère, la question se pose : l'OM parviendra-t-il à surmonter cette crise interne pour retrouver sa dynamique de groupe et ses ambitions sportives ? Le mois d'avril s’annonce décisif pour De Zerbi et ses hommes.