OM : du travail dans toutes les lignes

Le match nul de l'OM face à Strasbourg, équipe regroupée à souhait, a mis en valeur les manques qui persistent dans l'équipe de Jorge Sampaoli. Tour d'horizon des déceptions.

Publié le 02/05/2021 à 12:00

Après le match nul peu convaincant des Olympiens contre Strasbourg vendredi soir (1-1), l'embellie aperçue ces dernières semaines est retombée. Si tout n'était pas merveilleux il y a encore quelques jours, tout n'est pas non plus à brûler ce week-end. Pour la bonne raison que Jorge Sampaoli est là pour tester, évaluer, et que cela va durer encore trois matchs. Etat des troupes à la suite d'un match nul peu reluisant, ligne par ligne, en espérant voir autre chose la semaine prochaine.

 

Leo Balerdi, celui qui s'en sort le mieux

En guise de test, le passage à une défense à trois en est un et pas des moindres. Le plus à l'aise dans ce système est Leo Balerdi mais c'est aussi celui qui, aujourd'hui, n'est absolument pas assuré d'être encore Marseillais la saison prochaine. Alvaro Gonzalez, s'il dégage toujours autant de grinta, peine à la relance et s'est fait manger de la tête sur l'ouverture du score alsacienne. Rien de définitif concernant l'Espagnol, coéquipier exemplaire et de caractère, d'autant qu'il était l'auteur de performances louables ces derniers matchs. En revanche, pour Duje Caleta-Car, la mauvaise passe se poursuit et une éventuelle mise en concurrence avec Lucas Perrin n'a plus rien de fantaisiste. Sur les ailes, la performance minuscule de Yuto Nagatomo déçoit, et Pol Lirola a prouvé que quand il est dans un jour sans, la machine olympienne ne tourne plus mais se contente de ronronner. 

 

Payet et Thauvin en mode jour férié

Le duo Boubacar Kamara-Valentin Rongier était attendu, on l'a eu. Et il a déçu. Manque de vista dans les transitions, manque de dépassement de fonction, les deux axiaux n'ont pas impulsés ce que leur coach attendait d'eux, et le constat s'applique aussi à Pape Gueye. Emprunté, le jeune Pape lance tout de même Henrique sur l'égalisation, ce qui sauve sa prestation. Devant eux, les créateurs Florian Thauvin et Dimitri Payet ont tourné en rond, tout en largesses et approximations techniques. Thauvin ne semble croiser que des Sergio Ramos sur sa route, Payet tricote, porte trop le ballon et s'éteint au fil de la rencontre : les rampes de lancement étaient déjà en jour férié.

 

Milik, le buteur abandonné

Et forcément, sans munitions, un attaquant, de classe mondiale ou non, ne pourra pas gonfler ses stats ni celles de son équipe. Après quelques appels en profondeur en début de match, Arkadiusz Milik a préféré décrocher, histoire de toucher quelques ballons. En fin de partie, c'est Dario Benedetto qui a su arracher l'égalisation après une belle détente verticale. Peu expressif, l'Argentin a rempli son rôle de joker, mais rien ne dit qu'il s'en satisfasse. Enfin, même s'il joue piston gauche, Luis Henrique reste un ailier offensif de formation et cela se voit. Son centre en fin de partie est parfait et ses incursions sur son côté intéressantes. Reste à ses coéquipiers à ne pas l'oublier et à son coach de lui donner encore plus de temps de jeu, comme il l'explique d'ailleurs en conférence de presse d'après-match (voir en vidéo). Voilà pour le dernier tableau, issu de ce triste vendredi soir. A Jorge Sampaoli de tirer les bonnes conclusions en attendant un mercato d'été qui ne risque pas, lui non plus, d'être une partie de plaisir.