OM 1-1 Strasbourg : cette équipe n'a pas de marge

Retour sur le nul décevant de l'OM contre Strasbourg (1-1).

Publié le 01/05/2021 à 01:30

Au moins, Thierry Laurey n'a pas fait dans la mauvaise foi après le match. L'entraîneur de Strasbourg le reconnait, il est venu prendre un point dans sa course au maintien, il a donc agi en conséquence avec une défense à cinq, un bloc bien regroupé... Ce n'est pas beau, mais ça a le mérite d'être honnête. Ce n'est pas à Marseille que l'on peut lui faire la morale après un match à un tir (vainqueur) lors de la phase aller. Surtout, ce n'est pas une nouveauté, et cela ne peut donc pas servir d'excuse. Il suffisait avant le match de regarder le classement pour savoir dans quelles dispositions Strasbourg allait venir. Si l'OM n'a pas réussi à enchaîner une cinquième victoire consécutive à domicile, c'est pour d'autres raisons. Car il y avait la place de prendre les trois points pour l'ouverture de cette 35e journée.


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Jamais de quoi se reposer sur ses lauriers

Mais, et cela s'est ressenti dès le début de match, dès la première minute de jeu, sur une difficulté pour Balerdi et Lirola à sortir un ballon de la défense face au pressing d'Ajorque : cette équipe a manqué de niaque. Il n'y avait pas d'envie de tuer, la motivation de ne rien laisser à l'adversaire. C'est à croire que l'actualité de l'Olympique de Marseille est redevenue trop paisible. Que passer la semaine à parler des kilos évaporés de Payet, de la communication du président et du coup franc de Ryad Mahrez n'avait pas été que le quotidien des supporters phocéens mais aussi celui du vestiaire. Pourtant, cette équipe n'a vraiment pas de quoi se reposer sur ses lauriers. De quels lauriers parle-t-on de toute façon ? Si l'OM était sur une belle série, il ne faut pas oublier à quoi elle tient, avec des victoires qui se dessinent à la dernière minute contre Rennes, Brest et Lorient. 

Ne pas hésiter à trancher au plus vite

Le scénario de ces matchs a aussi donné confiance, inconsciemment. Cinq minutes avant la pause, plus d'un observateur s'est dit que c'est le moment que l'équipe phocéenne allait choisir pour appuyer là où ça fait mal. Ils se sont finalement retrouvés à défendre. C'était alors pour la seconde période, puisque généralement, quand la première est pas terrible, la deuxième est meilleure. Même pas. Il n'y a pas de certitude. Dans certaines équipes, on se dit qu'évoluer dans un climat de confiance est une bonne chose, que les joueurs peuvent exprimer leur jeu. Pas l'OM. Pas cet OM. Ils ont besoin que l'on soit derrière eux, tout le temps. Il n'y a pas de marge. Alors il faut en tenir compte pour la suite. Ne pas hésiter à trancher peut-être plus vite, ou à demander à certains de l'être...