Ali Zarrak répond aux accusations de Jean-Pierre Papin
Dans un entretien accordé à L'Équipe, Ali Zarrak, ancien adjoint de Medhi Benatia à l'OM, répond aux accusations de harcèlement moral formulées par Jean-Pierre Papin. L'ancien entraîneur de la réserve marseillaise avait affirmé avoir subi un harcèlement pendant un an et demi et évoqué une enquête interne qui n'aurait jamais abouti. Une version fermement contestée par Zarrak : « C'est totalement faux. Les conclusions ont été rendues et disent simplement qu'il n'y avait aucun harcèlement de ma part. »
L'ancien responsable de la Pro 2 reproche notamment à Papin plusieurs comportements qu'il juge incompatibles avec les exigences du club. Il évoque la présence de ses chiens dans le bus de l'équipe, le port d'un maillot de Montpellier lors d'un entraînement ou encore un déplacement au Vélodrome après avoir demandé une dispense pour un motif familial. « Jean-Pierre a pris certaines libertés qu'il n'aurait pas dû prendre. On ne se comporte pas à l'OM comme au centre aéré ou dans un club de loisirs du dimanche. » Il se montre également très critique envers ses compétences d'entraîneur, estimant que sa carrière dans ce domaine est de « très, très bas niveau ».
Interrogé sur sa réputation clivante, Ali Zarrak assume son caractère et ses méthodes de travail. « Quand vous dirigez, vous ne vous faites pas que des amis. » Il rappelle sa proximité avec Medhi Benatia, tout en reconnaissant avoir commis certaines erreurs. Désormais chargé du recrutement en Île-de-France, il assure ne pas considérer cette nouvelle affectation comme une rétrogradation et affirme avoir souhaité poursuivre son aventure marseillaise.
Enfin, Zarrak rejette toute implication dans l'épisode des deux motards évoqué par Papin à son domicile. Il émet des doutes sur la véracité de cette histoire et dénonce les conséquences personnelles des accusations, affirmant avoir subi des insultes racistes, des menaces et la diffusion de son adresse sur les réseaux sociaux, ce qui l'aurait contraint à déménager. Sollicité par L'Équipe, Jean-Pierre Papin n'a pas souhaité répondre.
Éric Di Meco et Gérard Gili évaluent le potentiel de l'OM
Après huit journées de Ligue 1, l'OM présente un bilan parfaitement équilibré avec quatre victoires et quatre défaites. Dans La Provence, Éric Di Meco et Gérard Gili analysent le véritable potentiel de l'équipe de Bruno Genesio, actuellement huitième du classement. Les trois succès consécutifs face à Troyes, Angers et Le Havre ont permis aux Olympiens de se relancer après un début de saison compliqué. « Quand je vois les joueurs de l'effectif de Marseille, ils seraient tous titulaires et capitaine dans les équipes des huit derniers du championnat ! », estime Gili, convaincu que l'effectif possède les qualités nécessaires pour assurer un maintien confortable.
La question de la Ligue Europa revient également au centre des débats. Avec trois défaites en autant de rencontres, l'OM semble avoir du mal à gérer les deux compétitions. Gérard Gili considère même qu'une élimination européenne pourrait être bénéfique : « On n'a pas l'effectif pour le faire, donc à la limite, c'est un mal pour un bien. » Un avis partagé par Éric Di Meco, qui estime que Bruno Genesio pourrait tirer davantage de son groupe sans les contraintes de la coupe d'Europe : « Quand l'équipe sera libérée de la coupe d'Europe, et la libération va arriver assez vite, elle peut finir dans le premier tiers. »
Autre motif d'espoir, l'émergence des jeunes du centre de formation. Keyliane Abdallah, Nouhoum Kamissoko, Bezahaf ou encore Nnadi profitent des circonstances pour gagner du temps de jeu. Éric Di Meco les considère comme « des recrues qui n'étaient pas prévues » et souligne le travail de Genesio dans leur progression.
Concernant les ambitions de fin de saison, les deux anciens Olympiens affichent des perspectives différentes. Gérard Gili imagine une place « entre 8e et 10e », tandis qu'Éric Di Meco se montre nettement plus optimiste : « Je reste persuadé qu'avec l'équipe au complet, l'OM sera dans les six. »