Montpellier 3-3 OM : bonne ou mauvaise opération ?

L'OM a concédé l'égalisation dans les arrêts de jeu à Montpellier (3-3). Est-ce un bon résultat pour l'Olympique de Marseille ? A la fin de l'article, donnez-nous votre avis.

Publié le 11/04/2021 à 15:00

Le verre à moitié vide ou à moitié plein, c'est un peu le sujet philosophique des supporters de l'OM ce dimanche après le match nul de l'OM à Montpellier (3-3). Bonne ou mauvaise opération ? Cela dépend en fait en fait de l'angle que l'on choisit pour analyser la performance des hommes de Sampaoli. La première chose qui nous vient à l'esprit est évidemment la frustration, avec cette égalisation de l'intenable Gaëtan Laborde dans les arrêts de jeu, alors que l'OM tenait son exploit. À l'inverse, réussir à revenir au score puis à prendre l'avantage à deux reprises, notamment à dix contre onze, relève d'une force de caractère qu'il faut saluer. Tentons donc de peser le pour et le contre.

Une première mi-temps inquiétante sur le plan tactique

Le contre, c'est ce qui nous a été montré durant les 42 premières minutes. Des Olympiens incapables de mettre en place un semblant de jeu cohérent, complètement perdus tactiquement, que ce soit sur le plan défensif ou offensif. En effet, face à des Montpelliérains solides et organisés, on s'est vraiment demandé si les joueurs comprenaient quelque chose à ce que leur demandait Sampaoli. Les alignements de cette défense à trois axiaux furent souvent effrayants (voir les premiers et deuxièmes buts montpelliérains), et les interventions du trio Balerdi/Alvaro/Caleta-Car étaient loin de ce que l'on peut attendre d'internationaux argentins et croates, ainsi que d'un habitué des joutes de Liga. C'est d'autant plus étonnant que les trois sont de vrais bons défenseurs individuellement. En revanche, on ne peut pas en dire autant de leur prestation collective. Toujours sur cette première période, qui est capable de dire ce qui était demandé à Payet et Thauvin ? Eux-mêmes semblaient se le demander sur le terrain. Comme face à Dijon, les deux créateurs olympiens étaient libres derrière Milik, et comme face à Dijon, ils n'ont jamais vraiment su quoi faire de cette liberté.

Le contraste entre l'apathie montrée lors de la fin de règne de Villas-Boas et cette soif d'inverser la tendance sous Sampaoli est évident

Concernant le pour, il y en a eu, et on peut même estimer qu'il a pris le dessus. En fait, cet OM face à Montpellier ressemble à l'OM de Sampaoli depuis l'arrivée de ce dernier (la défaite à Nice exceptée). Un OM parfois inquiétant tactiquement, mais dont la force de caractère finit par faire sauter les verrous, et le mérite revient d'abord à l'Argentin. En effet, le contraste entre l'apathie montrée lors de la fin de règne de Villas-Boas et cette soif d'inverser la tendance est évident. Un regain d'envie que l'on rêve de voir en direct depuis les travées du Vélodrome, même si ce n'est pas pour tout de suite. Même si l'on regrette les balbutiements tactiques des débuts de match, on s'aperçoit que Sampaoli réussit toujours à réajuster en fonction des événements, confirmant le poids d'un coach sur l'issue d'un match. Là encore, après l'expulsion idiote de Caleta-Car, il a su mettre ses joueurs dans un schéma beaucoup plus adapté, et leur envie de redresser la barre a fait le reste. C'est ce qu'a réussi à impulser l'Argentin en à peine plus d'un mois. Loin d'être parfait, certes, mais cela suffit pour nous donner envie de supporter cette équipe jusqu'au bout, et c'est déjà très bien. On ne sait pas ce que vaudra ce point à la fin du compte, mais il fallait aller le chercher...