C1 OM : ne surtout pas sous-estimer l'Olympiakos

L'OM se déplace au Pirée ce mercredi pour l'ouverture de la Champions League.

Publié le 20/10/2020 à 01:00

Sept ans après, l'OM retrouve la Champions League mercredi soir sur le terrain de l'Olympiakos. On ne parlera évidemment pas d'ambiance magique de la reine des compétitions, puisque le match se jouera devant seulement 3500 supporters grecs au stade Karaiskakis, mais la boule au ventre sera bien là, tant on attend ce moment depuis longtemps. Dans ce groupe C composé également de Manchester City et Porto, le premier réflexe est de se dire que l'Olympiakos est peut-être l'adversaire le plus accessible pour l'OM. Normal, car les Anglais évoluent dans une autre galaxie et que Porto reste un grand d'Europe. Pourtant, partir la fleur au fusil serait l'assurance pour les Olympiens de rentrer à Marseille avec une vraie gueule de bois. Pourquoi ? Parce que l'Olympiakos est une vraie bonne équipe depuis un an, comme l'explique au Phocéen le journaliste grec Alain Anastasakis : "Je ne suis pas loin de penser que c'est, pour l'instant, plus solide que l'OM. Ils sont sur la lancée de leur saison dernière et se sont renforcés cet été, notamment avec Yann M'Vila au milieu et les latéraux Rafinha et José Cholevas. Des latéraux expérimentés qui ne sont certes pas très rapides, mais très bons défensivement, avec en plus le prêt du jeune Ruben Vinagre. Avec Masouras et Valbuena en ailiers, les latéraux marseillais doivent s'attendre à avoir du travail. Même chose au milieu avec M'Vila et Mady Camara en défensifs et Fortunis ou Bouchalakis un peu plus haut. Ce n'est pas très clinquant, mais c'est vraiment du très bon niveau. Enfin, devant, on connait tous Youssef El-Arabi qui vient encore de claquer trois buts lors du dernier match de championnat. À 33 ans, il en a encore sous la semelle".

"Valbuena a été de loin le joueur le plus brillant des clubs grecs en coupe d'Europe la saison dernière. Il a fait de vraies différences, notamment contre Tottenham ou le Bayern"

Evidemment, cette victoire de l'Olympiakos 4-0 samedi dernier face à l'Atromithos Athènes peut sembler anecdotique, compte tenu de la faiblesse relative de l'adversaire. Mais dans un championnat très frileux où la moyenne ne dépasse guère un but par match, ces quatre buts démontrent les ressources offensives de l'équipe de l'entraîneur portugais Pedro Martins. "C'est un coach qui a été décrié à ses débuts en 2018, alors qu'il arrivait de Guimarães, mais il a bâti un projet de jeu très solide qui porte ses fruits depuis un an. On pense au titre de champion, mais aussi à l'élimination d'Arsenal en coupe d'Europe la saison dernière. C'est un mélange d'agressivité défensive et de possession, pas vraiment spectaculaire mais très efficace. Avec des individualités comme Ruben Semedo derrière, M'Vila et Camara au milieu et le trio Valbuena - El Arabi - Fortunis devant, ils n'ont pas de mal à faire la différence". Un Mathieu Valbuena qui, à 36 ans, reste très compétitif comme on a pu le voir lors des matches européens la saison dernière. Le "petit" en a encore sous le pied, et une telle affiche ne peut que le faire saliver. "On ne le voit pas trop dans le quotidien du championnat, confirme Alain Anastasakis, mais il a été de loin le joueur le plus brillant des clubs grecs en coupe d'Europe la saison dernière. Il a fait de vraies différences, notamment contre Tottenham ou le Bayern. Il peut encore faire basculer un match". Autant de bonnes raisons de prendre ce match très au sérieux, mais ça, on n'en doute pas.