Angers/OM - Dujeux fan de De Zerbi

Angers/OM - Dujeux fan de De Zerbi

À la veille de la 18e journée de Ligue 1 face à l’OM, Alexandre Dujeux a livré une analyse complète du contexte, de l’adversaire et de l’état de son groupe. Entre respect pour Roberto De Zerbi, gestion des absences, incertitudes liées au mercato et nécessité de retrouver solidité, enthousiasme et audace, l’entraîneur angevin insiste sur l’importance du collectif et de la confiance pour rivaliser face à Marseille.

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Quel regard portez-vous sur ce match qui se présente face à Marseille ?

Alexandre Dujeux : Oui, c’est un beau match qui se présente, face à une belle équipe, avec un effectif quasiment au complet. Il y a beaucoup de possibilités pour Roberto De Zerbi de faire ce qu’il veut sur le plan tactique. De notre côté, c’est un bon match à domicile, avec tous les ingrédients pour faire un bon match. À nous d’être concentrés, d’avoir les idées claires et de développer notre jeu, comme on l’a fait au match aller.

Justement, ce match aller avait marqué le début de votre bonne séquence. Quelle importance a-t-il eue dans la construction de ce groupe et de votre projet de jeu ?

AD : L’idée, c’était d’aller là-bas pour faire le meilleur match possible. Pas simplement défendre et regarder, ni faire un match nul sur un malentendu. L’idée, c’était de jouer et d’avoir le courage de faire ce qu’on a fait. Cette performance nous a apporté beaucoup de confiance. Et forcément, la confiance donne envie aux garçons de s’inscrire dans la durée, de continuer à progresser et d’avancer dans ce sens-là. Ce match nous a fait beaucoup de bien, notamment dans les têtes.

Ce match reste-t-il aujourd’hui une référence, malgré le contexte différent et le fait que vous jouiez cette fois à domicile ?

AD : Oui, c’était une référence, surtout par rapport à l’adversaire. Je pense aussi au match contre Nantes, qui avait été un très bon match. Mais Marseille au Vélodrome, c’était encore plus difficile. En début de saison, on n’avait pas réalisé ce type de performance. Ça avait vraiment marqué le début d’une belle période pour nous.

Roberto De Zerbi est souvent présenté comme un entraîneur très marqué par ses principes. Comment analysez-vous son approche ?

AD : C’est un entraîneur de très grande qualité, qui a fait ses preuves partout où il est passé, avec de vraies idées de jeu. Quand on est un grand entraîneur, on n’a pas qu’un schéma immuable. Il est capable de faire beaucoup de choses différentes. Son sens tactique est très développé. Il peut s’adapter d’une mi-temps à l’autre, voire en cours de mi-temps. À nous d’être capables de nous adapter aussi.

Le regard porté sur votre équipe par un entraîneur de ce calibre a-t-il eu un impact ?

AD : Oui, ça a eu un impact. Quand un entraîneur comme lui parle positivement d’une équipe comme le SCO, en disant que c’est une équipe qui joue bien, il y a forcément des retours positifs. C’était très agréable de recevoir ce type d’éloges. Ensuite, il faut se montrer à la hauteur.

Marseille semble capable d’exploiter les failles. Comment abordez-vous cet aspect ?

AD : Contre Paris, ils font un match extraordinaire et peuvent gagner. Contre Nantes, ils jouent à neuf, et même pour une grande équipe, c’est très compliqué. Évidemment qu’on pense à eux, mais l’essentiel, pour nous, c’est déjà de retrouver nos valeurs. Pour bien s’exprimer, il faut être un groupe complet et être à 100 %.

Justement, votre groupe est impacté par plusieurs absences ces dernières semaines.

AD : Oui, ces derniers temps, on n’a pas le groupe au complet. On a des pépins physiques, des suspensions, la Coupe d’Afrique, et aussi des rumeurs liées au mercato. Quand on retire quatre, cinq, six joueurs, parfois même sept ou huit, on est très pénalisés. Avant tout, on doit se retrouver collectivement.

Quel sera l’état d’esprit indispensable pour espérer rivaliser avec l’OM ?

AD : Déjà, retrouver de la solidité, de la solidarité et de l’enthousiasme. Retrouver une vraie générosité dans l’effort et une vraie audace. Si on n’arrive pas à faire ça, ce sera très difficile. Faire un grand match n’est pas toujours suffisant contre Marseille, mais c’est un préalable. En première partie de saison, on était épargnés par les blessures. On avait toujours des joueurs rentrants très impactants. Aujourd’hui, quand il manque toute la colonne vertébrale, ce n’est pas simple. On a besoin de retrouver un effectif plus complet pour pouvoir rivaliser.

Quel est l’état de votre effectif à l’approche de cette rencontre ?

AD : Hervé Koffi et Ousmane Camara sont revenus, ils amènent du leadership. Harouna Djibrin s’est entraîné normalement cette semaine, tout comme Jim Allevinah. C’est positif. En revanche, Lilian Raolisoa est absent pour un cas disciplinaire. Prosper Peter est incertain, il a encore des douleurs à la cheville. On avance jour après jour.

Comment gérez-vous les situations liées au mercato, avec des joueurs sollicités ?

AD : On essaie de gérer au mieux. Ce sont des situations très particulières. Certains joueurs sont sollicités par des clubs importants pour eux. Il faut encore que les clubs se mettent d’accord. Ce n’est pas évident humainement, mais c’est aussi le signe que les joueurs ont été performants et que le club a fait une bonne première partie de saison.

Ces situations peuvent-elles influencer vos choix pour ce match face à Marseille ?

AD : Ce sont des cas très particuliers. Le joueur s’entraîne avec nous, mais mentalement, ce n’est pas simple. On verra ce qui se passe d’ici là. Même pour lui, ce n’est pas évident. On avance avec réflexion et dialogue.

Marseille est très intéressé par Abdelli. Comment vivez-vous cette situation, et est-ce envisageable qu’il ne débute pas ce match compte tenu du contexte ?

AD : C’est très particulier, comme vous l’avez dit. Lui est sollicité par le club de ses rêves, il a envie d’y aller. Après, il faut encore que les clubs se mettent d’accord, et ça, c’est toujours la première des choses. Forcément, ce n’est pas évident. Il s’entraîne avec nous, mais mentalement, ce n’est pas simple. On en a discuté ensemble, et même pour lui, ce n’est vraiment pas évident. On verra ce qui se passe d’ici là, mais c’est un cas très particulier qui demande réflexion.

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