"Je n'ai jamais triché"

le 02/09/2010 à 18:15

Interview - Trêve internationale

"J'ai confiance en moi"

Benoît, vous revenez en grâce après une période difficile : avez-vous douté ?

Benoît Cheyrou : "Quand on est sur le banc, quand on ne sent pas une grosse confiance de la part de l'entraîneur, il y a forcément des doutes, on se pose des questions. Mais je n'ai jamais capitulé, j'ai continué à travailler et surtout, je n'ai jamais perdu confiance en moi."

Avez-vous songé à un départ cet été ?

B.C. : "Non, j'ai dit pendant mes vacances que je resterai, je suis resté et je reste là. Il y a eu plein de choses écrites sur mon sort, pas forcément que des choses vraies. Après, dans le foot, tout va très vite. Personne n’est à l'abri d'une proposition qui ne se refuse pas. Mais moi j'étais parti pour rester et je suis resté parce que j'aime ce club et que je pense qu'il y a quelque chose à faire. Le fait que je rejoue et que je retrouve la confiance de l'entraîneur, c'est très important pour moi. Je suis content d'avoir fait ce choix-là."

Vous êtes resté parce que vous avez confiance en vous ou bien c'est parce que vous êtes têtu ?

B.C. : "Non, c'est que j'ai confiance en moi. Je sais ce que j'ai apporté à ce club. Je n'ai jamais triché. Ça me le rend bien, j'ai croisé des gens tous les jours qui m'encourageaient à rester, à ne pas lâcher. C'est peut-être l'occasion aujourd'hui de les remercier."

Avez-vous eu récemment une discussion avec Deschamps pour mettre les choses au clair ?

B.C. : "Oui, il m'a pris dans son bureau pour me parler. J'ai apprécié ce dialogue qui était absent depuis un certain temps. Ça m'a prouvé aussi que j'étais sur le bon chemin. J'ai toujours respecté le club. C'est pour ça que je n'ai pas parlé à un certain moment, parce qu'il y avait déjà assez de tourmentes. J'ai continué à travailler même si c'était difficile, j'ai essayé de faire mon travail du mieux possible."

"Je ne jouerai jamais comme Kaboré"

Il y a eu un problème avec Deschamps pour qu'il ne vous fasse plus confiance ?

B.C.  : "Non je ne pense pas. J'ai toujours été le même à l'entraînement. J'ai toujours essayé d'apporter au groupe, même quand ça se passait moins bien. Après, c'est sûr que quand on n'est pas sur le terrain, on a cette frustration de ne pas pouvoir apporter plus. Le fait qu'il me remette titulaire, c'est la plus grosse marque de confiance. À la limite, je préfère qu'il me fasse ça plutôt que des longs discours de trois heures."

Justement, avez-vous souffert du silence de Deschamps ?

B.C. : "Chaque joueur a des ressentis différents, il y a en qui ont besoin qu'on leur rentre dedans, d'autres qui ont besoin qu'on les caresse dans le sens du poil. Moi je n'ai pas besoin de beaucoup de dialogue, le principal c'est qu'on me mette sur le terrain, qu'on me fasse jouer, c'est ça le plus important. On est alors maitre de son destin."

Avez-vous eu l'impression de ne pas vivre pleinement les deux titres l'an dernier ?

B.C. : "J'avoue que la finale de la coupe de la Ligue a été très dure à vivre pour moi. Quand on ne joue pas une finale, on n'a pas l'impression d'avoir vraiment gagné, même si on a participé avant. C'était très frustrant, surtout au Stade de France, c'est toujours un match important, et une finale reste une finale. Mais j'étais content pour le club qui attendait un titre depuis pas mal d'années. Pour le titre de champion, je pense avoir beaucoup plus participé, donc là il n'y avait pas du tout de frustration. J'ai participé à la fête et j'ai bien profité.

Est-ce que Dechamps vous explique ses choix, notamment par rapport à Kaboré ?

B.C. : "On a deux profils différents même si on peut évoluer au même poste. Après c'est l'entraîneur qui fait ses choix, ce qu'il veut faire avec l'équipe. Et quand l'équipe gagne, l'entraîneur a toujours raison. Je ne jouerai jamais comme Charles Kaboré et Charles Kaboré ne jouera jamais comme moi. Le coach sait ce que je vaux, il connaît mon jeu."

R.C.

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AREMA*/J.ALMA * La société AREMA, en charge du projet de reconfiguration du stade Vélodrome et de ses abords, a pour actionnaires la Caisse des Dépôts, la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse, le FIDEPPP, le fonds InfraVia, GFC Construction et EXPRIMM. Cette société s’appuie sur l’expertise des cabinets d’architectes SCAU (Maxime Barbier, Bernard Cabannes, Luc Delamain, François Gillard, Michel Macary, Aymeric Zublena) et DIDIER ROGEON ARCHITECTE, architecte associé, qui ont conçu le projet, ainsi que sur les bureaux d’études IOSIS, GARCIA Ingénierie et BETEREM Ingénierie.