"Il faut avoir un peu de vice"

le 12/02/2010 à 09:14

Interview - Après Lens, avant Monaco

"On n'a pas beaucoup récupéré"

Laurent, même si vous aimez enchaîner les matchs, cela vous a fait du bien de ne pas jouer à Lens ?

Laurent Bonnart : "Je ne sais pas, je n’ai pas la réponse… je le saurai au prochain match ! J’espère en tout cas avoir récupéré un peu. Mais bon, même si je n’ai pas joué, on a quand même eu un déplacement difficile. On est arrivé là-bas avec deux heures de retard, on a mangé à trois heures, cela a beaucoup perturbé les choses. On s’est couché vers trois-quatre heures… En fait ce matin (jeudi) je me suis quand même réveillé avec de la fatigue ! Par conséquent, je ne sais pas si on a beaucoup récupéré en ne jouant pas 90 minutes."

Au moins, vous avez évité la pneumonie…

L.B. : "(Rires). Oui, mais bon, le plus important c’est d'abord le résultat de l’équipe. C’est tout un groupe qui vit comme ça. Après il y a des choix qui sont faits par rapport à tous les matchs qui arrivent. Donc à nous de nous adapter. Je ne me sentais pas extrêmement fatigué, mais c’est vrai qu’on enchaîne beaucoup. Mon sentiment personnel est influé par celui de l’équipe, donc là, c’est de la déception après la défaite."

"On met le bleu de chauffe et on bataille"

Il faut maintenant se projeter sur Monaco, un match important vu le classement...

L.B. : "Ça sera un gros match. C’est une équipe qui est devant nous (NDLR : derrière en fait à la différence de but). On cherche à grappiller des points pour remonter au classement. L’objectif, comme toujours, c'est d’aller chercher les trois points là-bas, ce qui sera très difficile contre une très bonne équipe. Ils nous l’ont prouvé à domicile (au match aller), ils l’ont prouvé plusieurs fois après, et mercredi apparemment ils ont fait un grand match à Bordeaux. Après cela dépendra de nous, si on est au moins équivalent à eux au niveau de l’état d’esprit. J’espère ensuite que la qualité collective et individuelle fera la différence."

Vous allez vous retrouver face à de très bons dribbleurs comme Nenê, comment les bloquer ?

L.B. : "Il faudra gagner nos duels, compenser la qualité de certains joueurs chez eux par un gros bloc solide afin de laisser le moins d’opportunités et de choix à l’adversaire. Il faudra être efficace dans plusieurs domaines contre cette équipe. Mais il n’y aura pas que Nenê à surveiller, c’est toute leur équipe qui est bien huilée. À nous d’être performants chacun dans notre zone tout en sachant qu’à l’image du match contre Valenciennes, c’est tout un collectif qui a bien fonctionné ensemble. C'est pour ça qu'il y a eu des occasions et des buts."


Nenê est également un très bon tireur de coups francs, il faudra éviter de faire des fautes aux abords de la surface...

L.B. : "Des fois il faudra en faire, c’est comme ça, il faudra casser les actions. Faire des fautes cela fait partie du jeu, mais dans les zones de vérité, dans les vingt-cinq derniers mètres, selon l’adversaire, on essaye d’éviter. Ce n’est pas pour autant qu’il faut les laisser filer devant nous, il ne faut pas les laisser centrer. Donc ce n’est pas simple, il faut avoir un peu d’intelligence, de vice. Sur l’instant présent, on ne réfléchit pas tout le temps à ça non plus, on agit. On n'empêchera pas tout, mais je pars du principe que c’est surtout par la solidarité, l'abnégation dans tous les efforts qu’on est capable de moins souffrir. Et puis s’il faut souffrir, on met le bleu de chauffe et on bataille."

"Je m'adapte pour le bien de l'équipe"

La mauvaise passe de Bordeaux vous incite-t-elle encore plus à revenir leur mordre les mollets ?

L.B. : "L’incitation prioritaire dans tout ça, c’est surtout notre parcours à nous. On s’est prouvé à nous-mêmes qu’on était capable de faire des résultats. C’est à nous de tendre dans cette progression-là, d’être vraiment conquérant et de pallier à toutes les absences qu’on a pu avoir les six premiers mois. Bordeaux est largement devant, il ne faut pas regarder leur parcours. On a une marge de progression encore importante, on a montré à Lens que l’équilibre était très fragile, il faut vraiment mettre beaucoup de vigilance, de rigueur dans ce qu’on fait. Il n’y a pas que sur le terrain, il y a aussi en-dehors, car on a un rythme vraiment énorme. Il faut mettre toutes nos chances de notre côté."

Cela change quelque chose pour vous de jouer à gauche ou à droite de la défense ?

L.B. : "Oui ça change, bien sûr. Même si le rôle est le même, quand on défend, ce n’est pas le même positionnement, la même vision des choses, dans le placement c’est différent. Au Mans j’utilisais beaucoup mon pied gauche, j'avais pris des habitudes. Là depuis deux-trois ans, je réapprends à utiliser mon pied droit. Je m’adapte pour le bien de l'équipe. Ça ne me perturbe pas vraiment."

R.C.

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AREMA*/J.ALMA * La société AREMA, en charge du projet de reconfiguration du stade Vélodrome et de ses abords, a pour actionnaires la Caisse des Dépôts, la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse, le FIDEPPP, le fonds InfraVia, GFC Construction et EXPRIMM. Cette société s’appuie sur l’expertise des cabinets d’architectes SCAU (Maxime Barbier, Bernard Cabannes, Luc Delamain, François Gillard, Michel Macary, Aymeric Zublena) et DIDIER ROGEON ARCHITECTE, architecte associé, qui ont conçu le projet, ainsi que sur les bureaux d’études IOSIS, GARCIA Ingénierie et BETEREM Ingénierie.