Tout s’est joué sur la fin...

le 19/02/2010 à 00:02

Coupe d'Europe - Après Copenhague-OM (1-3)

Une première mi-temps des plus ennuyeuses…

Rarement on aura assisté cette saison à une première période aussi pauvre en jeu. Il faut dire que chaque équipe avait ses raisons de ne pas se livrer. L’OM d’abord, évoluant à l’extérieur, avait pour principale intention de prendre cette équipe danoise en contre. C’est d’ailleurs pour cette raison que Didier Deschamps avait choisi de mettre de la vitesse dans sa ligne offensive avec Niang, Koné et Valbuena. Le seul hic, c’est que cette formation du FC Copenhague n’avait pas l’intention de se jeter dans la gueule du loup. En tant qu’outsider, qui plus est en manque de compétition, les Danois évoluaient ainsi avec la plus grande prudence. Alors forcément, quand deux équipes s’affrontent avec comme principale idée de ne pas se livrer, cela donne un match assez ennuyeux. En tout et pour tout, il n’y aura eu qu’une seule occasion chaude. Et quelle occasion ! Sur une reprise de N’Doye, Mandanda ne put que détourner le ballon sur Diawara qui rebondit sur le Sénégalais avant d’être dégagé par Bonnart …

Copenhague menaçant…

L’OM avait donc connu sa première et seule frayeur de ces quarante-cinq premières minutes et le pire dans tout ça, c’est qu’on ne pouvait compter quasiment aucune occasion côté marseillais mis à part une frappe lointaine de Taiwo. D’ailleurs, et c’est peu dire, on dénombra une bonne quinzaine de passes en retrait au gardien de part et d’autre, ce qui dénotait un véritable manque d’ambition des deux équipes, voire une crainte réciproque. Mais dès le début de la seconde mi-temps, on sentit que la physionomie de la partie avait changé. Et c’est de nouveau N’Doye qui manqua une grosse occasion en plaçant une frappe à côté après une bonne combinaison danoise à laquelle il fallait y ajouter une nonchalance dans la défense marseillaise. Cette passivité perdura d’ailleurs une bonne dizaine de minutes, dans le moment fort de Copenhague, mais la maladresse de ses attaquants ne permit pas aux locaux d’ouvrir le score.

Niang décisif puis fautif…

C’est à ce moment-là que l’OM décida de prendre les choses en mains et le moins que l’on puisse dire, c’est que la fin de match prit une tournure totalement différente. Le match s’emballa donc tout à coup grâce à une passe astucieuse de Koné dans la surface de réparation pour Niang qui d’un tir croisé, ne laissa aucune chance à Wiland. Marseille venait de marquer le fameux but à l’extérieur mais on n’était pas au bout de nos surprises. Car comme souvent cette saison, l’OM ne mit pas longtemps à se remettre en danger. Sur un corner danois, le même Niang eut le mauvais réflexe (et encore, est-ce bien volontaire ?) de toucher le ballon du coude, provoquant ainsi un penalty que Gronkjaer se chargeait de transformer. L’OM permettait donc aux Danois de ne pas douter trop longtemps, les relançant même pour cette fin de rencontre.

L'entrée décisive de Ben Arfa…

Didier Deschamps choisit alors de lancer son arme fatale : Hatem Ben Arfa. Comme il en a pris l’habitude depuis le début de l’année 2010, HBA fit une entrée fracassante ! Il a su pour une fois jouer simple la plupart du temps, sans perdre ce brin de folie qui fait sa force. Et seulement cinq petites minutes après l’égalisation, il réussit un festival sur le côté gauche. Dans un mouchoir de poche, il mystifia ainsi son défenseur le long de la ligne de but danoise avant de frapper dans un angle archi fermé… le gardien de Copenhague fut évidemment surpris et l’OM reprenait l’avantage au tableau d’affichage grâce à un super Ben Arfa. D’ailleurs, pour être tout à fait complet sur l’entrée d’Hatem, il est aussi à souligner qu’il revint à deux reprises sur le côté gauche pour gagner des duels défensifs, ce qui, avouons-le, est vraiment nouveau pour ce jeune joueur.

L’OM déjà qualifié !

Ce but démoralisa totalement une équipe danoise déjà à court de compétition. En effet, le championnat danois n’ayant pas repris à cause de la trêve hivernale, il était normal que cette équipe de Copenhague plonge en fin de rencontre. Et l’OM sut enfoncer le clou grâce à un geste technique magique de Lucho Gonzalez. Démarqué à l’entrée de la surface mais sans réelle solution, l’Argentin eut la présence d’esprit de tenter le seul geste efficace, à savoir une louche par-dessus la défense danoise. Et à la réception de ce petit bijou, on retrouvait… Charles Kaboré, rentré quelques minutes auparavant. Sans se démonter, le Burkinabé réussit un lob parfait pour tripler la mise et ainsi qualifier l’OM. Car avouons-le, vu la faiblesse de cette équipe de Copenhague, on ne voit pas comment les Olympiens pourraient prendre trois buts au Vélodrome… C’est donc une soirée parfaite au niveau du résultat, d’autant que cela permettra vraisemblablement à Deschamps de faire tourner son effectif au match retour. Et par les temps qui courent, c’est un luxe !

M.V.

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AREMA*/J.ALMA * La société AREMA, en charge du projet de reconfiguration du stade Vélodrome et de ses abords, a pour actionnaires la Caisse des Dépôts, la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse, le FIDEPPP, le fonds InfraVia, GFC Construction et EXPRIMM. Cette société s’appuie sur l’expertise des cabinets d’architectes SCAU (Maxime Barbier, Bernard Cabannes, Luc Delamain, François Gillard, Michel Macary, Aymeric Zublena) et DIDIER ROGEON ARCHITECTE, architecte associé, qui ont conçu le projet, ainsi que sur les bureaux d’études IOSIS, GARCIA Ingénierie et BETEREM Ingénierie.