L'OM ne l'a pas méritée

le 19/03/2010 à 00:00

Coupe d'Europe - Après OM-Benfica (1-2)

On prend les mêmes et on recommence

Pour trouver l'équipe des titulaires ce soir, il ne fallait pas aller chercher bien loin. En effet, Didier Deschamps avait choisi de reconduire le même onze de départ qui était allé chercher un bon nul à Benfica. Notre rédaction aurait clairement préféré que l'entraîneur phocéen face tourner son effectif en donnant du temps de jeu à des joueurs comme Kaboré et Koné et en reposant ainsi Lucho et Niang par exemple, notamment en vue du match contre Lyon.

Le physique plutôt que la technique

Avec cette composition d'équipe, Deschamps a donc clairement choisi de faire déjouer la formation portugaise plutôt que de prendre le jeu à son compte. C'est en ce sens qu'il s'est privé de Ben Arfa et Valbuena au profit de Brandao et Abriel, ces derniers ayant bien bloqué les couloirs au match aller. Le coach phocéen ne souhaitait donc pas forcément créer du jeu pour gagner ce match, préférant prendre Benfica en contre ou pire accrocher le 0-0 synonyme de qualification.

Benfica a montré un tout autre visage

Comme on pouvait s’y attendre, de son côté, Benfica a été nettement supérieur à la semaine dernière. Bien mieux en place et décomplexés par rapport à l’événement, les Portugais ont su contourner le bloc de l’OM à plusieurs reprises. D’ailleurs, il faut bien reconnaître que la plus grande majorité des occasions de cette rencontre ont été à mettre à l’actif des joueurs du Benfica. Mais durant les trois quarts du match, Marseille a su préserver sa cage inviolée grâce à quelques arrêts de Mandanda et surtout une bonne dose de réussite.

Niang, toujours et encore

En fait, on eut l’impression d’assister au même scénario qu’au match aller. Benfica s’est en effet procuré plus d’occasions que l’OM mais n’a pas su les mettre au fond. Et au final, c’est bien Marseille qui réussissait à ouvrir le score à un quart d’heure de la fin. Un but plein d’opportunisme pour le Sénégalais qui fut à l’origine et à la conclusion de cette action après un bon relais de Brandao. Mais ce but n’était finalement qu’un cadeau empoisonné ! En effet, l’OM était de toute façon déjà qualifié à 0-0 et on ne pouvait finalement que craindre alors une égalisation…

Quand le sort s’acharne…

Et celle-ci arriva bien vite, comme à l'accoutumée avec cette équipe olympienne qui est décidément désespérante dans la conservation d’un résultat. Seulement cinq minutes après l’ouverture du score, comme au match aller, c’est Maxi Pereira qui marqua le premier but portugais. D’une frappe lointaine déviée par Cheyrou qui était alors déjà blessé, le ballon eut une trajectoire fuyante pour le pauvre Mandanda qui ne put qu’effleurer le cuir. Et voilà comment en quelques secondes, la réussite venait de changer de camp… Cette égalisation était même finalement le pire des scénarios dans la gestion de l’événement puisqu’une prolongation se profilait alors, ce qui aurait été sans doute encore plus difficile à gérer pour les organismes des joueurs olympiens.

Benfica s’impose sur le fil

C’est d’ailleurs sans doute ce qui poussa les Marseillais à jeter leurs dernières armes dans la bataille mais en vain. Benfica avait définitivement pris l’ascendant sur l’équipe de Deschamps. Les Portugais se procuraient d’ailleurs deux occasions coup sur coup et c’est finalement sur la troisième, dans les arrêts de jeu, qu’ils allaient marquer le but de la qualification. Dans un angle très fermé, le remplaçant Alan Kardec trouvait la lucarne opposée pour le plus grand bonheur des nombreux supporters portugais qui garnissaient les travées du Vél’. Pour l’anecdote, on retiendra également que Ben Arfa est rentré une vingtaine de secondes avant d’être expulsé pour avoir mis un coup de pied volontaire au deuxième buteur lisboète… Un geste stupide d’Hatem, sans doute énervé d’être rentré uniquement en fin de match pour être un simple figurant de cette partie.

Un mal pour un bien ?

Alors évidemment qu’on peut au moins se dire que l’OM a évité une prolongation supplémentaire qui aurait été certainement très préjudiciable pour l’avenir. Evidemment aussi que Marseille va pouvoir gérer sa fin de championnat à sa guise avec un calendrier beaucoup moins pénible que ces dernières semaines. Mais est-ce bien suffisant pour être réconforté ? On peut le penser, surtout que comme on l’a déjà de nombreuses fois répété, à force de courir plusieurs lièvres à la fois… Finalement, on annonçait que les trois prochains matchs de Marseille seraient décisifs pour analyser plus finement la saison olympienne. Le premier vient d’être perdu… il reste les deux suivants où on espère vraiment un sursaut d’orgueil de l’ensemble des Phocéens, sous peine de déchanter cette année encore !

M.V.

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AREMA*/J.ALMA * La société AREMA, en charge du projet de reconfiguration du stade Vélodrome et de ses abords, a pour actionnaires la Caisse des Dépôts, la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse, le FIDEPPP, le fonds InfraVia, GFC Construction et EXPRIMM. Cette société s’appuie sur l’expertise des cabinets d’architectes SCAU (Maxime Barbier, Bernard Cabannes, Luc Delamain, François Gillard, Michel Macary, Aymeric Zublena) et DIDIER ROGEON ARCHITECTE, architecte associé, qui ont conçu le projet, ainsi que sur les bureaux d’études IOSIS, GARCIA Ingénierie et BETEREM Ingénierie.