OM : manque-t-il un avant-centre dans cet effectif ?

Alexis Sanchez est-il trop isolé seul en pointe ? L'OM manque-t-il d'un véritable avant-centre ? Ces questions peuvent se poser, mais Igor Tudor peut aussi avoir des solutions en mains.

Publié le 21/09/2022 à 01:00

Le constat est le suivant : cet été, l'OM disposait de Milik, Bakambu, Dieng, Sanchez et Suarez pour occuper le poste d'avant-centre. En faisant partir Milik, prêté à la Juve, et Bakambu, libéré de son contrat, les dirigeants marseillais ont fait de la place. Mais avec un Bamba Dieng qui ne joue pas, un Luis Suarez qui ne convainc pas, l'OM se retrouve avec le seul Alexis Sanchez capable pour le moment d'assurer seul en pointe. Si le Chilien s'est montré efficace à Nice (doublé) et contre Lille (un but), il a eu plus de mal à exister lors des deux dernières sorties face à Francfort (0-1) et Rennes (1-1). Faut-il alors faire reculer d'un cran Sanchez pour lui associer un attaquant de pointe, autour duquel il pourrait tourner ? Tous les regards se portent sur Dieng, réintégré dans le groupe, mais pas encore prêt à jouer dans l'esprit d'Igor Tudor, qui l'a laissé en tribune dimanche face aux Rennais. 

Peut-on compter sur le retour de Dieng ?

"On dirait qu'il faut faire un match en alignant Sanchez et Dieng ensemble pour satisfaire la vox populi et se rendre compte que ça risque de ne pas marcher" regrette Romain Canuti sur le plateau du Talk Show de lundi, comparant cette pression populaire à celle qui a poussé Tudor à titulariser Payet et Gerson ensemble contre Francfort, avec le résultat qu'on connait. "Les absents ont toujours raison, Dieng on a l'impression qu'on parle de Samuel Eto'o" ironise-t-il. Lui verrait plus un trio offensif composé de Sanchez, Harit et Ünder, car la formule a porté ses fruits en fin de match à Auxerre (0-2) et dès le coup d'envoi contre Lille (2-1). "Ils peuvent permuter et cela enlève la frustration de voir un Guendouzi évoluer à un poste trop haut sur le terrain" ajoute Canuti.

 

Un constat partagé par Maxence Volpe qui veut voir dans le onze de départ plus de joueurs capables de marquer et également capables de mieux alimenter Sanchez en ballons : "Quand tu as un top joueur, il faut qu'il touche des ballons. C'est super d'avoir Sanchez, mais s'il ne touche pas de ballon, ça sert à quoi ? Je le reculerai pour qu'il puisse toucher des ballons et soit plus à la baguette. Mais pas sûr qu'en pointe Dieng fasse l'affaire, et pour le moment Suarez est pour moi est une erreur de casting" s'interroge-t-il. "Ce qui me gêne dans l'équipe aujourd'hui, c'est qu'il faut aligner plus de joueurs capables de marquer Or, on sait que Gerson il marque, Ünder il marque, ils l'ont prouvé la saison dernière."

Payet, la solution idéale ?

Le joueur idéal pour évoluer avec Sanchez serait en fait... Dimitri Payet. Mais le Réunionnais a été rétrogradé dans la hiérarchie de Tudor et ne présente pas la même forme que la fin de saison dernière. "On ne ferait pas ce débat si Payet était à 100%" souligne Canuti. "C'est lui qui peut alimenter au mieux Sanchez, et ça permet de mettre Guendouzi sans problème à ses côtés. Pour moi la solution c'est Payet. C'est loin d'être terminé pour lui. S'il veut, il revient et il met tout le monde d'accord". Son entrée en jeu contre Rennes est d'ailleurs motif d'espoir pour certains. "J'ai trouvé qu'il a fait une bonne entrée, note Bastien Cordoléani. Je l'ai vu impliqué avec une meilleure mentalité qu'en début de saison." Tudor n'a donc pas fini de réfléchir aux différentes solutions qui s'offrent à lui pour composer son trio offensif et la trêve, avec d'un côté ceux qui sont en sélection et qui vont jouer (Sanchez avec le Chili, Dieng avec le Sénégal, Ünder avec la Turquie, Harit avec le Maroc et Guendouzi avec les Bleus) et ceux qui vont rester et parfaire leur entrainement (Gerson, Payet, Suarez).