Bacca, un "Colombiano" à l'OM ?

Publié le 24/07/2017 à 07:00

Il y a quelques mois, la rumeur disait que l'épouse de Frank McCourt, d'origine colombienne, avait fait part à son mari de sa volonté de faire venir l'un de ses compatriotes à l'OM. Aussitôt, la twittosphère olympienne s'était mise à rêver d'une arrivée de James Rodriguez en tête de gondole du Champions Project. Si l'ancienne star de Monaco a pris le chemin du Bayern Munich, il se pourrait bien que le voeu de Madame soit tout de même exaucé. En effet, selon plusieurs médias, l'OM pourrait confirmer très prochainement la signature de Carlos Bacca, pur produit de Puerto Colombia, bourgade du nord du pays proche de Barranquilla, où il a été formé. C'est là qu'il commence à enfiler les buts à la chaîne et que les fouineurs européens le dénichent en 2012. Les plus malins et les plus rapides sont les scouts du FC Bruges qui le font signer pour à peine plus qu'une bouchée de pain (1,5M€). Une bonne idée, car une trentaine de pions plus tard, celui que l'on surnomme "El Peluca" (la perruque) pour sa forte densité capillaire répondra à l'appel du Sévillan Monchi pour un peu moins de 10M€. Encore un bon coup, car ce même Monchi fera trois fois la culbute deux saisons plus tard avec le Milan AC.

Un tarif "raisonnable"

Voilà pour l'historique rapide de celui qui pourrait bien continuer d'alimenter la machine à transferts dans les jours à venir en signant à l'OM, devenant du coup la grosse pointure offensive que tout le monde attend. Installé solidement dans le compartiment rumeurs depuis plusieurs mois, le Colombien n'en est plus sorti depuis, et on le dit aujourd'hui à quelques encablures de la Commanderie pour y passer sa visite médicale, ce qui nous parait tout de même très prématuré. Bon coup ? Certainement, car les dernières indications évoquent un transfert de 15M€, ce qui n'est certes pas donné pour un joueur filant vers ses 31 ans (le 8 septembre), mais ne pèse quasiment rien comparé au marché délirant des chasseurs de buts. Des buts, il en a claqué quatorze en une trentaine de matches la saison dernière avec le Milan. Un score pas vraiment ébouriffant pour El Peluca, mais qui dénote une régularité incontestable pour ce joueur qui ne vit que pour ça.

Un joueur de profondeur

"C'est un joueur de surface, avec les bons déplacements et l'explosivité qu'il faut pour avoir le temps d'avance sur son défenseur, nous explique un recruteur de Liga. Comme beaucoup d'avants-centres sud-américains, il choisit les coups qui lui semblent bons et il met tout dedans. Après, il me semble un peu en retrait par rapport à ce qu'il était à Séville il y a deux ans, peut-être moins tranchant, mais le jeu du Milan est certainement très différent de ce que faisait Emery à l'époque, avec des contre-attaques hyper rapides. Mais il reste un joueur qui sait prendre l'espace au bon moment et il sait quoi faire face au but. Ce qu'il préfère, c'est la profondeur, même s'il est solide sur ses jambes et sait jouer dos au but, mais il ne fera pas ce que faisait Gomis, par exemple. Il a une bonne mobilité dans la surface et va souvent couper au premier poteau. En gros, sans être un top mondial, il fait partie des très bons buteurs sur ce que l'on appelle le "second marché", c'est-à-dire Séville, Roma, Marseille, Lyon, Everton, Wolfsburg, etc... À ce prix-là, même à 30 ans, ce n'est pas une mauvaise affaire pour un buteur de ce calibre. Avec Thauvin, Sanson et Payet, il vous mettra des buts s'il vient, c'est certain".

Si plusieurs sources "sérieuses" l'annoncent déjà sur le chemin de Marseille, il convient de rester prudent car les négociations ne sont pas encore ouvertes. Mais la perspective de voir Bacca foncer vers les drapeaux colombiens des virages en furie pour célébrer ses buts ne nous déplait pas, bien au contraire !