Phocéen d'Or, Mandanda parle de Villas-Boas et de prolongation

Phocéen d'Or, Mandanda parle de Villas-Boas et de prolongation

Le Phoceen TV

Mandanda Phocéen d'or 2019-2020 : l'interview

Publié le 15/07/2020 à 18:00

Steve Mandanda se confie au Phocéen après avoir été élu pour la deuxième fois Phocéen d'Or.

Steve Mandanda est phocéen d'Or 2020. Le portier de l'OM a réussi la performance d'être le meilleur joueur de la saison aux yeux des groupes de supporters, des internautes et de la presse spécialisée. Un tour de force qu'il savoure forcément et qu'il distille dans le traditionnel entretien qui suit la remise de trophée et que vous pouvez retrouver en vidéo. Avec deux phocéens d'Or, Steve Mandanda rejoint Florian Thauvin, qui était jusque-là le seul a avoir été sacré deux fois (2017 et 2018). En espérant une lutte acharnée entre les deux la saison prochaine pour le "three-peat", ça sera un bon signal pour la saison globale du club. Vous pourrez retrouver l'intégralité de cet entretien dans le prochain numéro du Phocéen Mag. En attendant voici les passages les plus importants sur son actualité, à savoir ce prix, mais également son éventuelle prolongation... 

Tu as été Phocéen d'Or en 2016, lorsque l'OM était 13e. Est-ce que cela a plus de saveur alors que l'équipe est deuxième du championnat ? 

Steve Mandanda : "Ca a plus de saveur par rapport au résultat final et à la performance collective. Ca fait plaisir de recevoir ce genre de récompenses, maintenant le plus important c'est de terminer second et s'être qualifié pour la Champions League. Ca récompense une belle saison de l'ensemble de l'équipe. J'ai la chance de recevoir le prix mais d'autres auraient pu l'avoir car tout le monde a été régulier et performant. C'est ce qui nous a permis d'être là aujourd'hui, c'est bien. C'est à reproduire, parce qu'il y a une nouvelle saison qui sera longue et difficile. A nous de nous préparer au mieux pour reproduire les mêmes performances, individuellement et collectivement".

A l'OM, tu as connu dix entraîneurs (Emon, Gerets, Deschamps, Baup, Anigo, Bielsa, Passi, Michel, Garcia et Villas-Boas). Tu le mettrais où dans la hiérarchie, André Villas-Boas ?

S.M : "Je le mettrai dans le top3, sûr. Pour tout ce qu'il a apporté au club, pour la relation que j'ai avec lui, pour la confiance qu'il me donne et qu'il a su redonner au groupe. Et puis l'homme que c'est tout simplement. Pour tout ça, il est dans les premiers et on est content qu'il reste avec nous cette saison-là".

Le plan de l'OM, c'est de faire de Simon Ngapandouetnbu ton successeur. Tu valides ? 

S.M : "Quand on voit les gardiens qui sont en place aujourd'hui : moi, 35 ans, Yo', 37 ans, Simon 17 ans. C'est le plus logique. Après il a cette opportunité-là, à lui de faire en sorte d'un jour pouvoir avoir sa chance, et quand il l'aura d'être prêt à la saisir".

Dans une récente consultation sur le Phocéen, plus de 90% des supporters voulaient te voir prolonger, comme les dirigeants... 

S.M : "Du côté des dirigeants, il n'y a jamais eu de souci de ce côté-là. Ce sont les médias qui ont décidé de faire des sondages, de discuter, à un moment donné il faut taper sur Mandanda, il faut dire... Et vous savez aussi que vous avez une influence énorme sur les supporters et sur les gens qui suivent le foot tout simplement. En lisant un article négatif et en posant une question derrière, forcément elle sera orientée. La même question à la suite d'un article positif, l'orientation est toute faite aussi. Le plus important c'est d'avoir la confiance des dirigeants, la confiance de l'entraîneur et d'essayer de faire au mieux pour rendre cette confiance".

Justement, cette prolongation à la Payet, on en parle beaucoup, qu'en est-il ? 

S.M : "Je n'ai pas de timing. Je pense qu'aujourd'hui tout le monde sait l'importance et l'amour que j'accorde à ce club. Ce n'est pas un secret que de dire que oui j'aimerais rester et finir ici. Maintenant, on va voir comment ça va se passer comment ça va évoluer. Il n'y a pas de pression, il n'y a pas de discussions médiatiques à faire. Je suis tranquille, serein, on va voir comment l'avenir va se passer. Sincèrement, je ne me fixe pas de limites. Je ne sais pas comment ça va se passer, comment les choses vont évoluer dans le futur. Les anciens m'ont toujours dit que tant que je pouvais jouer il fallait jouer, tirer jusqu'à ce qu'on pouvait. Après, c'est sûr que si demain je vois que je ne suis plus à la hauteur, de moi-même je partirai, c'est sûr".

On l'oublie, mais tu ne signes à l'OM que parce qu'Aston Villa n'a pas voulu payer ton transfert au Havre en 2007... 

S.M : "Je ne sais pas exactement comment cela s'est passé mais je suis venu à l'OM en prêt avec option d'achat. J'étais d'abord parti une semaine à Aston Villa. Ca ne se fait pas. Parce que je n'étais pas bon, que le coach ne me voulait pas, ou peut-être qu'il y avait quelque chose derrière on n'en sait rien. En tout cas ça ne s'est pas fait. José Anigo m'appelle, suivi de Pape Diouf. Je m'en rappellerais toujours j'étais chez mes parents quand Pape m'a appelé. Et ça se fait en moins de 24 heures. Ils m'appellent pour me dire que j'étais attendu au centre d'entraînement. Je suis venu, j'ai fait la visite médicale et j'ai rejoint le groupe en stage à Divonne. Tout a commencé là-bas. Et aujourd'hui ça donne ça. Ca a failli ne pas se faire et finalement je dois tout à l'Olympique de Marseille".