Longoria, Tudor : Payet met les choses au clair

Les réponses de Dimitri Payet sur les polémiques de ce début de saison.

Publié le 05/08/2022 à 18:52

Dimitri, est-ce que le groupe vit bien ?

Payet : "(Il rigole) Direct dans le vif du sujet ! Le groupe travaille bien en tout cas, on travaille très dur. On a la même ambiance que la saison dernière, donc tout va bien."

S'il y a la même ambiance que la saison dernière, pourquoi alors tu aurais demandé à parler à Pablo Longoria pour discuter des méthodes de travail d'Igor Tudor ?

Payet : "Alors déjà Dimitri Payet n'a jamais demandé à voir le président. Il n'y a pas de réunion demandée, ni de ma part, ni d'aucun joueur d'ailleurs. Pablo est venu nous parler mardi pour nous faire le point sur la préparation, sur ce qu'il attendait de nous et les objectifs de la saison. Je sais que Dimitri Payet fait vendre, beaucoup apparemment, donc encore une fois on a essayé de nous déstabiliser. Mais comme en interne tout est clair entre nous, il n'y a eu de souci bien heureusement."

Tu peux quand même nous parler de cette réunion ?

Payet : "Si je n'ai pas demandé de réunion, je ne vois pas pourquoi je parlerais du reste."

Votre président a dit mercredi en conférence de presse que le club était au-dessus de tout et que l'entraineur était aussi au-dessus des joueurs : cela veut dire qu'il faut le rappeler à certains joueurs ?

Payet : "Non, je ne pense pas. On est d'accord que le club passe avant tout, et avant n'importe quel joueur. Je ne le prends pas comme un rappel à l'ordre. C'est normal, il y a eu un changement de cap dans la direction avec un changement d'entraineur. C'est à nous joueurs de nous adapter."

Maintenant que Steve Mandanda est parti, est-ce que tu te sens encore plus investi d'une mission d'être le sage du vestiaire, celui qui démine le terrain avec un discours apaisant ?

Payet : "Non pas forcément car c'est que j'essaye de faire depuis deux ans, j'essaye de prendre sur moi-même et de voir différemment les situations difficiles ou les crises qu'on a pu avoir. On a un groupe qui est sain, quand on a un vestiaire comme ça, c'est plus facile à gérer. Moi j'ai mes performances personnelles à gérer, même si je suis le plus ancien, je ne suis pas l'assistance sociale à dire je vais gérer tous les problèmes du vestiaire. On est de grands garçons. Même s'il y a parfois des frictions, ça fait partie d'un groupe. C'est se dire les choses et c'est comme ça qu'on avance."

Qu'est-ce que tu penses de Tudor et de ses méthodes de travail ?

Payet : "Ce sont des méthodes nouvelles pour nous. C'est une autre façon de travailler. On bosse beaucoup, on bosse dur. On a besoin de digérer cette préparation qui a été très lourde. On arrive petit à petit à comprendre et à mettre en oeuvre ce que demande le coach, sa façon de jouer. C'est un coach qui veut du sérieux, du travail et de l'exigence. Moi le premier on avait demandé que lors de l'intersaison, il fallait qu'on trouve des solutions pour qu'on puisse augmenter notre niveau d'exigence."