OM-Porto : retrouver le véritable OM en Champions League !

La Champions League reste un obstacle infranchissable pour l'OM depuis plusieurs années, et cette saison ne déroge pas à la règle. Énervant !

Publié le 24/11/2020 à 01:00

On a assez parlé du triste record de défaites consécutives de l'OM en Champions League. Comme si cette malédiction nous collait à la peau, quels que soient les joueurs, l'entraîneur ou les adversaires. Une constante dont on se passerait bien, même s'il faut reconnaitre que les Olympiens ont été incapables de se hisser au niveau de la reine des compétitions européennes lors des trois premiers matches cette saison, une fois de plus. Pourtant, il n'est écrit nulle part qu'une équipe française n'a pas le droit de gagner un match de C1, on en a même vu réussir de sacrés parcours la saison dernière. C'est la raison pour laquelle il est hors de question de lâcher prise, même si l'OM compte zéro point (et zéro but) en trois matches. Déjà parce qu'il en reste encore neuf à prendre pour espérer être encore en vie en février prochain, au moins en Europa League, mais aussi pour une question d'amour propre. En effet, s'il n'y a rien de scandaleux à perdre contre Manchester City, il est totalement anormal d'abdiquer sans même tenter de réagir face à des équipes comme l'Olympiakos ou Porto. Deux formations qui ne dominent pas l'OM en terme de budget (au contraire) et qui ne sont pas supposées arriver au Vélodrome la fleur au fusil. Cela tombe bien, car c'est le FC Porto qui débarque au Vélodrome ce mercredi (21 heures). L'occasion de remettre les pendules à l'heure et de sortir enfin un vrai match, non ?

L'OM a montré qu'il a les capacités de s'accrocher, à Paris ou à Lyon

Alors, qu'est-ce qu'un vrai match ? Le sujet est vaste, mais on peut se faire une idée avec le seul match aller à Porto (0-3), où l'OM a fait exactement l'inverse, comme le résumait si bien André Villas-Boas à l'issue de la rencontre : "On fait de la merde. On se tue nous-mêmes, tout le temps. Notre parcours est marqué par nos erreurs individuelles, on offre des buts". Une "générosité" qui, en fait, s'explique par le fait que l'OM ne joue pas ces matches de Champions League. Il les subit, sans aucune ambition, comme si les joueurs se persuadaient qu'ils n'ont pas le niveau. Passe encore de défendre face à City, mais pourquoi une telle passivité contre l'Olympiakos et Porto ? On a évoqué un déficit physique de la part des leaders de l'équipe, mais cette excuse ne tient pas. Déjà parce que les adversaires ont eux aussi connu une préparation perturbée, mais aussi parce que l'OM a montré qu'il avait la capacité de se battre, même en jouant mal, à Paris, à Lyon ou face à Lille. Trois équipes largement au niveau, voire plus fortes, que Porto. Seulement, les Portugais disputent cette poule pour en sortir, alors que l'OM semble résigné depuis le départ, et c'est ce qui nous gêne le plus.

L'OM n'est pas formaté pour jouer les faire-valoir en Europe

Mercredi, c'est donc un OM radicalement différent que l'on attend. Un OM qui ne calcule pas, qui nous offre enfin une vraie réaction, quel que soit le résultat final. Un OM digne de cette compétition où son nom figure au palmarès, comme son adversaire d'ailleurs. Les Olympiens et Villas-Boas ont eu trois semaines pour régler leurs problèmes physiques, et on espère qu'ils en ont aussi profité pour remettre leur mental en état de marche. Évidemment, on pourrait imaginer les choses différemment avec un Vélodrome des grands soirs, mais il est temps que les joueurs s'adaptent à cette nouvelle donne. Le foot se joue aujourd'hui à huis clos, et l'excuse de l'absence de public ne tient plus. Encore une fois, on a tiré un trait depuis longtemps sur les huitièmes de finale de la C1, mais la C3 est encore accessible, et c'est surtout une question d'honneur. L'OM n'est pas formaté pour jouer les faire-valoir en Europe, et les joueurs doivent se le mettre dans la tête en entrant sur le terrain. Offrez-nous un vrai match, une vraie bagarre, montrez que l'OM n'est pas à sa vraie place. Bref, faites honneur à ce maillot, il mérite tellement mieux !