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Saison

OM : après El Loco, Il Malato !

Par la rédaction du Phocéen

Publié le 10/07/2024 à 01:00

OM : après El Loco, Il Malato !OM : après El Loco, Il Malato !

Roberto De Zerbi s'est présenté à la presse ce mardi, confirmant qu'il n'est pas un coach comme les autres.

Marcelo Bielsa est arrivé à Marseille avec déjà un surnom bien installé chez les fans de foot, "El Loco". Quand on lui avait demandé pourquoi dans la salle de presse de la Commanderie, il savait parfaitement quoi répondre : "Parce que certaines réponses que je choisis ne correspondent pas à celles qui sont données communément". Dix ans plus tard, Roberto De Zerbi a fait lui aussi ses présentations au stade Vélodrome. Et au moment de se décrire, l'Italien a su marquer sa différence : "Je me définirais comme un malade du football. Je le vis de façon exagérée. Je pense que dans le football il n'y a pas de gris, il n'y a que du blanc ou du noir, donc c'est quelque chose que j'essaie de transmettre à mes joueurs". "Il Malato" donc, en version originale, qui a le mérite d'enchaîner sur des considérations footballistiques. Et quand on y regarde bien, c'est loin d'être des banalités d'usage. "Mon style, c'est essayer de jouer avec courage, de toujours s'amuser sur le terrain, mais de savoir toujours qui fait quoi, où il faut se trouver. Être toujours très sérieux, c'est quelque chose qui est important. Que le talent s'exprime, je pense que dans cet effectif on a beaucoup de joueurs de talent, donc qu'il y ait un peu de liberté aussi, mais ce qui est important c'est que les joueurs, tant à la fin de l'entraînement qu'à la fin des matchs, aient bonne conscience. C'est-à-dire que des fois c'est possible de ne pas réussir, on peut perdre des matchs et c'est normal au cours d'une saison, mais ce qui ne doit jamais changer c'est le comportement, le fait d'être professionnel et la façon dont on aborde les choses qu'on fait". En d'autres termes, "mouille le maillot et respecte le plan établi". Deux belles promesses donc pour les supporters de l'OM, qui sont nées avec la nomination de ce coach. Non seulement il est capable de pousser les joueurs à tout donner mais il les place dans un schéma qui ne laisse rien au hasard, loin du cliché du coach franchouillard sur le banc de touche qui hurle "allez de l'avant !" comme unique plan tactique. Non, De Zerbi n'est pas de ce bois-là et il l'a montré à d'autres moments dans cette conférence.

Il veut changer l'effectif et il le dit cash !

Il a beau avoir remercié Longoria et Benatia, évoqué les 30 coups de téléphone par jour avec l'ancien joueur du Bayern et de la Juve, il attend de voir ce qu'il va se passer au mercato. "Ils ne m'ont pas promis la lune, ils m'ont promis des choses qui étaient faisables. Donc voilà, on travaille sur le mercato, on a déjà beaucoup discuté, je pense que l'équipe changera beaucoup, je ne peux pas vous donner un pourcentage, mais il y aura de nombreux changements, je pense que c'est normal puisque chaque coach a ses propres exigences, ses propres besoins. Le club me soutient depuis le début donc c'est quelque chose de très important pour moi". De nombreux techniciens auraient profité du moment pour louer l'effectif actuel, sait-on jamais s'il y a des éléments à relancer, auraient balancé du rêve en parlant d'objectif. De Zerbi, parce qu'il peut se le permettre vu les conditions de son arrivée, conditionne cela au mercato, annonce qu'il va y avoir des journées très longues, pour lui et ses dirigeants, à plancher sur l'effectif actuel. Dans la même veine, il aurait pu jouer la carte du coach qui va donner sa chance aux jeunes du cru, toujours bon pour la popularité, mais il a clairement fait comprendre qu'il n'était pas là pour ça. Son arrivée avait donc créé un bel espoir et ce n'est pas cette présentation qui va l'éteindre. De Zerbi semble savoir où il veut aller, et il est là car il a l'assurance que tout le monde au club entend prendre la direction qu'il guide. Évidemment, si ça ne marche pas, si l'exercice est aussi douloureux à suivre que le précédent, c'est en premier lieu vers lui qu'on se tournera. Mais en attendant d'avoir le verdict du terrain, on ne peut qu'apprécier le panache d'un homme qui n'a pas peur de se mettre en première ligne. "Je ne me vois pas travailler autant d'heures, faire un travail avec autant de sacrifices, sans l'ambition de faire au mieux" a-t-il rajouté. Il n'y a plus qu'à retranscrire tout cela en match !