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Interview

Gasset : "Je n'ai rien à leur reprocher"

Par la rédaction du Phocéen

Publié le 25/04/2024 à 00:50

Gasset : "Je n'ai rien à leur reprocher"Gasset : "Je n'ai rien à leur reprocher"

La réaction de Jean-Louis Gasset après le match nul de l'OM contre Nice (2-2).

Est-ce qu'il y a des sentiments un petit peu différents ? Est-ce que quelque part vous êtes fier de votre équipe qui à dix, qui a quand même fait bonne figure et aurait pu l'emporter sur la fin ?

Jean-Louis Gasset : C'est les deux, un sentiment que malgré l'infériorité numérique, d'avoir donné le maximum pour le gagner, en ayant eu deux face-à-face avec le gardien. Organisé, je ne peux rien leur reprocher. C'est vrai qu'on n'avance pas, mais on va continuer à y croire. Mais c'est vrai que physiquement, jeudi les prolongations, dimanche le match à Toulouse, mercredi le match en retard à 10, une seconde mi-temps, physiquement avec les petits tracas que l'on a, mais je n'ai pas grand-chose à leur reprocher.

Jean-Louis, je voulais avoir votre avis sur le carton rouge, enfin les deux cartons jaunes pour Faris. On vous a vu assez agacé, vous et votre staff, vous n'êtes pas les seuls. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous estimez que ça a été une erreur de sortir ce deuxième jaune pour Mombagna ?

J.L.G : Non, c'est fait, c'est fait. C'est vrai que ça ne paraissait pas une agression de loin. Après, bien sûr que les ralentis doivent donner plus d'images, mais j'ai vu Mehdi à la mi-temps qui m'a dit que ce n'est pas mérité. On ne commente pas. Il a fallu passer la mi-temps pour organiser l'équipe et dire exactement ce qu'il fallait faire pour obtenir un bon résultat. C'est ce qu'on a essayé de faire en ayant toujours l'objectif de gagner.

Coach, vous venez de dire qu'on n'avance pas. Est-ce que le résultat de ce soir peut avoir une influence sur votre façon d'aborder le match face à Lens ce week-end ? Par rapport au match face à l'Atalanta aussi, est-ce que vous pouvez réfléchir à faire tourner, à mettre plus de priorités par rapport à la Ligue des Champions, par exemple ?

J.L.G : Pas du tout. Pas du tout. Je vois que Lens est à 5 points de nous et qu'on les reçoit dimanche, on va jusqu'au bout lutter. Je ne sais pas où on finira, je l'avais dit en arrivant, on essaiera de faire le plus de points possible et après on verra. Mais on ne va pas lâcher et ce sera la meilleure équipe, l'équipe la moins fatiguée qui va jouer. En espérant qu'il n'y ait pas eu de blessés. Jonathan Clauss pouvait jouer une heure, il l'a fait. Murillo avait senti un petit truc à Toulouse, c'était le troisième match en une semaine, même pas. Donc on va récupérer Sarr demain matin. Donc on s'adapte à la situation.

Pour parler de l'organisation, donc après la pause, vous étiez en 4-4-1, mais vous avez débuté le match en étant en 3-5-2 avec des pistons.

J.L.G : C'est ça. Clauss alternait soit une défense à 4, soit un système à 5 pour perturber un peu l'équipe de Nice. C'est vrai qu'on a débuté timidement, mais à partir de l'égalisation, on a pris le jeu à notre compte, l'expulsion est venue redistribuer les cartes mais toujours dans l'esprit de vouloir le gagner. Et les joueurs l'ont bien appliqué.

Juste une petite question sur Harit, quand il est sorti, il boitait, est-ce que vous avez des nouvelles rassurantes ou pas ?

J.L.G : C'est un coup, il s'est fait coincer la cheville. Il n'y a rien de grave.

Quand vous êtes arrivé, vous avez dit que le coach mental, c'est moi. Ndiaye semble un petit peu en difficulté mentale alors que c'est un super joueur, est-ce que vous êtes d'accord ? Est-ce que vous allez avoir une discussion avec lui ? Est-ce que vous le ressentez ?

J.L.G : C'est un jeune joueur en devenir. Quand on est arrivé, on l'avait positionné, il nous semblait à sa place. Il avait marqué un ou deux buts, il avait obtenu un penalty, mais en même temps, il faut qu'il apprenne à mûrir, à être décisif. Encore ce soir, dès qu'il rentre, dès qu'il rentre, il a le face-à-face. Il faut qu'il arrive à être décisif, ça viendra.