Brunati : "Les supporters de l'OM vont adorer Sampaoli"

Brunati : "Les supporters de l'OM vont adorer Sampaoli"

Le Phoceen TV

Talk Show du 11/02, partie 2 : Du coup, pour le coach, on fait quoi ?

Publié le 22/02/2021 à 12:00

La journaliste argentine évoque la future arrivée de Sampaoli à Marseille.

En mai 2014, la journaliste argentine Veronica Brunati faisait vibrer les supporters de l'OM en annonçant avant tout le monde la signature de Marcelo Bielsa à Marseille. Dimanche, elle a récidivé en affirmant sur son compte Twitter que Jorge Sampaoli avait conclu un accord avec l'OM pour un contrat jusqu'en juin 2023 et qu'il débarquerait à Marseille ce vendredi. Une info à prendre très au sérieux de la part d'une journaliste incontournable en Argentine, très proche des stars de l'équipe nationale et toujours très bien informée. Contactée par Le Phocéen, elle confirme que l'actuel coach de l'Atlético Mineiro sera bien marseillais à la fin de la semaine et nous en dit plus sur la personnalité de ce coach à part du football argentin. Interview :

Veronica, vous confirmez que Sampaoli s'est mis d'accord avec l'OM ?

Veronica Brunati : "Oui, il a accepté ce weekend les propositions de l'Olympique de Marseille et il devrait rapidement s'y rendre, probablement vendredi".

Vous connaissez Marcelo Bielsa depuis longtemps, et on compare souvent ces deux personnages...

VB : "C'est normal, ils sont très proches dans leur vision du football et même au-delà. Ils aiment le même genre de jeu, basé sur le courage et la possession du ballon. D'ailleurs, les deux références de Sampaoli sont Bielsa et Guardiola. Son ancien adjoint, Juanma Lillo, travaille d'ailleurs aujourd'hui avec Pep à Manchester City".

Quand vous dites "au-delà du football", vous parlez de son caractère très affirmé, comme Bielsa ?

VB : "Absolument. Comme Marcelo, c'est un homme de gauche sur le plan politique. Sampaoli n'a jamais caché son admiration pour Ché Guevara, un autre Argentin légendaire, et il prend toujours la défense des classes populaires en Argentine. D'ailleurs, il s'est fait tatouer sur son avant-bras une phrase célèbre du Ché : "No se vive celebrando victorias, sino superando derrotas" (on ne vit pas en célébrant les victoires, mais en surmontant les défaites)".

En Argentine, on a l'impression que les fans ont un sentiment mitigé. On parle souvent de mauvaise réputation à son égard...

VB : "Ce n'est pas tout à fait vrai. On retient surtout les problèmes qu'il a connus avec la sélection argentine lors de la coupe du monde en Russie, mais ce n'était pas de sa faute. Il a dû composer avec des stars vieillissantes comme Javier Mascherano et d'autres qui n'ont finalement rien gagné sous ce maillot. L'équipe était en déclin et il n'a pas su sortir au bon moment des joueurs qui étaient considérés comme des vaches sacrées, mais qui l'aurait fait ?".

Finalement, c'est au Chili qu'il a obtenu sa consécration ?

VB : "Oui, mais pas que. Il faut rappeler qu'il a fait un excellent départ avec Séville avant de rejoindre la sélection. Et puis on ne parle pas assez des exploits qu'il vient de faire au Brésil avec Santos puis l'Atlético Mineiro. Avec des équipes jeunes, il a su faire jeu égal avec les meilleures équipes du championnat, on le voit encore cette saison".

Vous ne vous faites donc pas de soucis pour son avenir à Marseille ?

VB : "Absolument pas, car vous allez découvrir un vrai personnage. Un fan du Ché, de Bielsa, de rock. Les supporters de l'OM ont adoré Bielsa et ils vont adorer Sampaoli !".