Vente OM : la conférence de presse de Mourad Boudjellal

Ce vendredi après-midi, Mourad Boudjellal était présent en conférence de presse afin de donner les détails sur la possible reprise de l'OM par un fonds d'investissement du Moyen-Orient.

Publié le 26/06/2020 à 16:03
Vente OM : la conférence de presse de Mourad Boudjellal

Pressenti pour reprendre le Sporting Toulon dans un premier temps, Mourad Boudjellal a été chargé de porter un projet de reprise de l'OM par des fonds du Moyen-Orient. L'ancien patron du Rugby Club Toulonnais était de passage en conférence de presse ce vendredi, histoire de clarifier sa situation, et de donner des précisions sur l'offre de rachat qui devrait être transmise à Frank McCourt la semaine prochaine.

Mourad Boudjellal : "Je me suis rendu à Paris pour les grandes gueules, mais aussi pour préciser quelle était la nature des engagements que j'ai par ailleurs.J'ai donc été approché il y a quelque temps par un homme d'affaires franco-tunisien de première importance qui portait des fonds d'un pays du Moyen-Orient, des fonds issus du pétrole, de l'eau, de l'énergie, et qui souhaite faire une offre de rachat à M. McCourt. Il m'a approché pour être porteur de ce projet, j'ai donné mon accord, c'est un projet qui porte sur le développement de l'OM à travers la méditerranée, comme capitale absolue de la méditerranée, qui a un bassin d'une population d'environ 500 millions de personnes. C'est un projet qui fait peur, et sur lequel je me suis engagé. Une banque d'affaires de dimension internationale est dépêchée aujourd'hui pour faire une offre de rachat à l'OM et si cette offre est acceptée par M. McCourt je ne pourrai pas tenir mes engagements au Sporting Club de Toulon. Je suis juste venu mettre un nom propre sur la clause suspensive qui existait la semaine dernière sans aucun nom. Après, peut-être que si les choses se propagent, je pourrai ramener ces investisseurs au Sporting, il faudra peut-être demander dans ce cas-là à la fédération de nous faire sauter trois divisions d'un coup, mais ce n’est pas exclu car je pense que j'ai un capital confiance qui m'honore, mais leur premier choix aujourd'hui c'est l'Olympique de Marseille et d'en faire un club avec une identité méditerranéenne très très forte."

Et cette offre va être formulée dès aujourd'hui auprès de Frank McCourt ?

M.B : "Alors elle va être formulée la semaine prochaine, lundi ou mardi la banque sera dévoilée, et elle formulera une offre à Frank McCourt."

Frank McCourt et l'OM sont déjà au courant de cette offre ?

M.B : "Oui, je pense qu'ils le sont, on a fait un peu de bruit quand même. J'ai fait la déclaration qu'on m'a autorisé à faire, j'ai reçu un texto de l'Élysée et je vais donc par correction donner le nom des investisseurs, puisque ce sont des fonds étrangers, au président de la République."

Quel serait votre rôle si cette proposition était acceptée au sein de l'OM ?

M.B : "On me demande de porter le projet."

D'en être président ?

M.B : "On me demande de porter le projet."

Vous pouvez nous révéler l'identité de...

M.B : (Il coupe) "Il se révèlera très bientôt, mais nous avons affaire à des gens sérieux."

Un mot pour les supporters du Sporting qui ont pris cette annonce comme un coup d'épée dans le dos ?

M.B : "Je vous le dis sincèrement, je pensais revenir de Paris libre, mais voilà ce n'est pas le cas. Dans le pire des cas, c'est une opération qui va se faire sur deux ou trois mois si elle doit aller bout, ce qui est possible, même probable. Si pendant ces deux-trois mois je peux apporter un maximum au club ça sera avec plaisir, si on me le demande."

Est-ce que vous pouvez nous révéler le montant de l'offre qui va être formulée ?

M.B : "Vous connaissez la réponse (rire) , c'est confidentiel, mais les fonds ont travaillé sur des données qui sont fournies, dont on n'a pas la certitude de l'exactitude sur des pertes. Dès le départ il y a des pertes à couvrir, elles seront couvertes, par rapport à ça une offre va être formulée, et puis il y aura aussi des investissements à faire."

Pour vous elle a de bonnes chances d'être acceptée ?

 

M.B : "C'est le problème du propriétaire, tout le monde sait que l'OM a un déficit important cette année, il faut le couvrir ou le faire couvrir. Je ne peux rien vous dire d'autre, la seule chose c'est qu'il y a des fonds du Moyen-Orient, de sociétés privées, des sociétés étatiques, donc des fonds d'État, qui s'intéressent à L'OM et qui souhaitent racheter l'Olympique de Marseille et moi je suis simplement porteur de ce message et de ce projet."

 

Ce sont des gens avec qui vous avez déjà travaillé ?

 

M.B : "Non, ce sont des gens qui ont pris des renseignements, qui me connaissaient. J'ai commencé à réfléchir, j'ai proposé certains noms qui plaisent bien, j'ai proposé pour me rejoindre quelqu'un d'assez emblématique à mon avis parce que c'est lui qui avait fait venir Pape Diouf à l'OM. Donc j'ai dit que j'aimerais bien que Louis Acariès me rejoigne, parce que je trouvais qu'il avait fait du bon boulot, donc on va voir s'il accepte. Voilà où en sont les choses aujourd'hui, la seule chose que je peux vous dire c'est que je vais donner le nom des investisseurs de façon à ce que les choses soient transparentes, c'est à mon avis une belle opportunité pour la ville de Marseille et ça peut être un beau challenge. Je ne vous cache pas que ça me fait peur, mais je me suis engagé, je ne vais pas m'en aller. Mais si demain ça ne se fait pas, on essaiera de sauter deux-trois divisions avec Toulon, je ne désespère pas de les amener à Toulon si ça ne se fait pas à Marseille."