Rennes-OM : le plan de jeu de Sampaoli pour faire déjouer Génésio

Voici à quoi pourrait ressembler Rennes-OM, si le plan de Jorge Sampaoli fonctionne comme prévu.

Publié le 13/05/2022 à 01:00

Samedi soir, l'OM a l'occasion de frapper un grand coup dans l'avant-dernier match du sprint final de ce championnat de Ligue 1. Mais il va se heurter à un gros morceau : le Stade Rennais. Un adversaire qui a de quoi faire peur sur le papier, mais l'OM a du répondant, surtout à l'extérieur cette saison. Voici quelques clés à la veille du choc de la 37e journée.

Rennes, une attaque de feu à éteindre

Si l'OM n'a pas été lumineux cette saison dans les grands matchs, il peut se rassurer en se rappelant qu'en septembre, les Bretons n'avaient que très peu existé face à la formation marseillaise, qui s'était imposée deux buts à zéro après un match bien maîtrisé. Mieux, Jorge Sampaoli mène 2-0 dans ses confrontations face à Bruno Génésio, puisque l'OM l'avait emporté lors du premier match commun des deux hommes dans leurs clubs en fin de saison dernière.

Jorge Sampaoli entend bien s'appuyer sur la performance du match aller pour préparer la rencontre : "Le plus important, c'était de voir comment on avait réussi à dominer et neutraliser cette équipe lors du match aller. C'est une équipe qui a un volume offensif très, très fort. Ils arrivent souvent avec une supériorité offensive dans les trente derniers mètres. Ils sont très intéressants dans plusieurs parties du terrain, par exemple sur les côtés avec des latéraux qui peuvent jouer très profond. On doit essayer de voir comment répondre durant leurs phases de domination, comment les neutraliser à ce niveau-là".

Mais attention, Valentin Rongier pense que tout ça n'a pas sa place dans le débat d'avant-match, car le SRFC était bien loin de ce niveau en septembre : "Ce n'est pas du tout la même équipe que celle du match aller au Vélodrome. La dynamique est différente. Le match sera intense parce que Rennes est une équipe qui attaque beaucoup, en nombre et qui met beaucoup d'intensité dans leurs courses. Il va falloir gérer ça". Rennes est la meilleure attaque de Ligue 1 avec 78 buts marqués, soit une moyenne au-dessus de deux buts par match. Les Bretons sont la 2e meilleure formation à domicile avec 13 succès en 18 matchs.

 

 

Le plan : avoir le ballon et mieux l'utiliser

Mais alors, comment contenir cette furia offensive qui s'annonce, d'autant que Rennes n'a plus le droit à l'erreur et compte six points de retard sur l'OM et trois sur Monaco ? En s'appuyant sur ce qui fait le succès de cet OM version Sampaoli : une équipe en totale maîtrise à l'extérieur. Hors de ses bases, les Olympiens sont de très loin la meilleure équipe du championnat avec 12 victoires, 3 nuls et seulement 3 défaites (Lille, Lyon et Paris).

Le plan de jeu pourrait ressembler à ce qu'on a pu voir au Parc des Princes par exemple, où l'OM a volontairement éteint le rythme du match en contrôlant majoritairement le ballon. On peut citer un souvenir plus heureux, avec le match à Lens (0-2). Reste à bien l'utiliser, ce ballon, comme l'explique Rongier, qui ne veut pas trop en dire : "Si on les prive de ballons, et qu'on arrive à déployer notre jeu, ça les mettra en difficulté. Je ne vais pas dévoiler tout notre plan de jeu, mais on a des ressources pour leur faire mal".

Son entraîneur est plus loquace sur la stratégie, expliquant vouloir voir Rennes loin des cages marseillaises : "Ce qu'on a réussi à faire un petit peu tout au long de la saison, quand on aura nous la possession, essayer de les embêter, de les faire reculer le plus loin possible de notre surface. Parce que c'est une équipe qui a un très grand volume de jeu offensivement, avec plusieurs joueurs décidés à attaquer. C'est une équipe qu'on a déjà jouée, on connait leurs forces et leurs faiblesses. Ils connaissent aussi les nôtres. Ce sera un match très difficile, mais il sera décisif pour le bien-être du club et du groupe pour essayer d'arracher cette 2e place qui a été très difficile à arracher cette saison". Il faudra peut-être aussi être plus brillant sur les transitions, en contre-attaque. Dans cette optique, et pour garder toutes les cartes en mains, Valentin Rongier ne se cache pas : "Si on sort avec un match nul samedi à Rennes, on sera plutôt satisfait, mais on y va pour gagner".