OM : une parenthèse à enchanter en laissant le reste de côté

Dans un contexte très compliqué en France, l'OM va pouvoir essayer de retrouver le sourire en lançant enfin une campagne européenne qui ne demande que ça.

Publié le 24/11/2021 à 01:00

D'un dimanche à l'autre, l'OM va passer de l'agression physique subie par Dimitri Payet à un Orange Vélodrome vide où il faudra à tout prix ne pas se manquer contre Troyes dans un championnat de Ligue 1 où beaucoup de candidats au podium commencent à émerger et où, déjà, il ne faut plus rien laisser trainer en route pour atteindre la ligne d'arrivée dans les trois premiers. Au milieu des mensonges, des débats à rallonge, des réunions de crise, des Commissions de Discipline et des polémiques, l'OM se rend jeudi soir à Istanbul pour y disputer un match crucial pour son avenir en Europa League. Une parenthèse périlleuse, mais bienvenue.

Un groupe avec des vertus mentales

L'OM est touché, mais pas coulé. Depuis le début de saison, les qualités mentales de l'équipe marseillaise ont été testées et soumises à rude épreuve. Une statistique pour le prouver : en sept déplacements hexagonaux, l'OM a vu trois fois un de ses joueurs blessé par un projectile (Rongier à Montpellier, Payet à Nice et Payet à Lyon). Du jamais vu. Ajoutez à cela le comportement des supporters de Galatasaray au Stade Vélodrome et les décisions étranges de la Commission de Discipline après les incidents majeurs à Nice fin août, il y a de quoi baisser les bras. Mais ce groupe a quelque chose de puissant. Quelque chose qui fait qu'il a renversé Montpellier, qu'il a surclassé Monaco et Rennes, qu'il a résisté à Rome lorsque la Lazio poussait et qu'il a fait douter le PSG dans un Classique. Si tout n'est pas brillant, clairement, dans le jeu en ce moment, avec un OM moins flamboyant et moins efficace offensivement, ces qualités mentales vont être nécessaires en Turquie, dans un stade acquis à la cause de Galatasaray.

Pour l'instant, il manque toujours quelque chose

C'est le match clé où l'OM peut lancer, ou relancer une campagne qui avait parfaitement débuté, pendant 88 minutes à Moscou en septembre. Ce soir-là, les hommes de Jorge Sampaoli avaient dominé de la tête et des épaules les Moscovites avant de subir une égalisation totalement contre le cours du jeu. La suite n'est qu'une copie déclinable en fonction des adversaires et des scénarios : il manque toujours quelque chose. Un ballon poussé au fond contre les Turcs, une deuxième mi-temps aussi bonne que la première à Rome et les tournants du match au retour contre la Lazio. Résultat, 4 matchs nuls et un OM en difficulté dans un groupe relevé sans avoir perdu.

Il s'agit désormais de se replacer en gardant à l'esprit que deux victoires, contre Galatasaray et contre Moscou au retour au Vélodrome dans deux semaines, qualifient à coup sûr l'OM pour la suite de la compétition. Alors après ce début maladroit mais séduisant dans le jeu dans cette compétition, les Olympiens ont l'occasion d'enfin enchanter un peu cette parenthèse européenne, pour que l'aventure se prolonge. A Jorge Sampaoli et ses hommes de jouer !