OM : où situer les Olympiens par rapport à leurs concurrents ?

Après un début de saison mené tambour battant, l'OM de Sampaoli semble s'essouffler, alors que la concurrence reprend du poil de la bête.

Publié le 07/10/2021 à 14:23

Un nul à Angers (0-0) qui n'a pas inquiété grand-monde au vu du calendrier infernal de l'OM, une défaite à domicile face à Lens (2-3) qui a commencé à nous interroger, et puis ce nouveau revers à Lille dimanche (0-2) qui a carrément soulevé de premières questions sur la gestion de l'effectif de Jorge Sampaoli, voire son inspiration en termes de compos d'équipe. Voilà comment, en quelques jours, le vent peut tourner à Marseille, où l'on s'enflamme aussi vite que l'on redescend. Mathématiquement, ce coup de mou n'a rien de catastrophique, sachant que l'OM avait copieusement engrangé depuis le début de la saison, y compris avec un match en moins (à rejouer face à Nice). Sauf que ce que l'on a vu sur ces dernières rencontres doit nous interroger sur la suite des événements, car les concurrents sont, eux, en train de se réveiller.

Sur le plan comptable, c'est l'OGC Nice qui est passé devant nous avec deux points d'avance, eux aussi avec un match en moins

Quand on parle de concurrents, on parle de podium en fin de saison, car au vu du mercato estival et des ambitions du club olympien, l'OM ne peut pas viser autre chose. Et dans ce sprint qui va durer 38 journées, les Marseillais ne sont pas seuls dans cette quête. On ne parlera évidemment pas du PSG et ses moyens illimités, mais des autres. Ceux qui ont aussi recruté cet été avec beaucoup d'ambitions. Sur le plan comptable, c'est l'OGC Nice qui est passé devant l'OM avec deux points d'avance, eux aussi avec un match en moins. Les Azuréens ont frappé fort cet été en arrachant Christophe Galtier à Lille, et le travail du Marseillais commence à porter ses fruits. Comme l'OM, Nice a recruté jeune, mais pas que. Andi Delort apporte déjà son art du combat, et Amine Gouiri en profite à ses côtés. Même chose au milieu avec un Mario Lemina performant, tout comme le Néerlandais Rosario. Pour le reste, les Benitez, Dante, Todibo, K. Thuram, Stengs ou Bard confirment leur valeur. A n'en pas douter, les Niçois seront dans la bagarre.

Même si on ne les voyait pas aussi haut, on ne peut pas éliminer Lens de cette course avec son actuelle deuxième place

Même si la route est encore longue et qu'on ne les voyait pas aussi haut, on ne peut pas éliminer Lens de cette course avec son actuelle deuxième place. Comme on l'a vu face à Marseille, l'équipe de l'épatant Franck Haise va donner du fil à retordre à tout le monde. Même chose pour Lille, actuellement 8e à égalité de points avec l'OM. Le champion de France a eu un gros retard à l'allumage avec son coach Jocelyn Gourvennec, mais ce dernier semble avoir enfin trouvé la clé, et leur victoire de dimanche en atteste. L'ossature de la saison dernière est encore là, et il faudra évidemment compter avec eux. On peut faire la même analyse avec Lyon qui, rappelons-le, était encore dans la course au titre à deux journées de la fin en mai dernier. Eux aussi ont conservé leurs meilleurs joueurs, et ils ont même augmenté leur capital expérience de plusieurs crans avec les arrivées d'Emerson (Chelsea), Shaqiri (Liverpool) et Boateng (Bayern). Seulement 10e actuellement (13 points), difficile d'imaginer que l'équipe de Peter Bosz ne se mêlera pas à la course.

Monaco se remet à jouer et sera au rendez-vous. Attention aussi à l'ambition rennaise

L'AS Monaco y sera elle aussi. Comme Lyon et Lille, les joueurs de Kovac ont loupé leur début de saison, plombés par l'élimination en barrage de C1 face au Shakhtar Donetsk. Mais les coéquipiers de Ben Yedder et Tchouameni reviennent en trombe avec trois victoires d'affilée (6e avec 14 points comme l'OM) et la qualité de cet effectif en fait un des grands favoris pour le podium. Enfin, il serait idiot de ne pas jeter un oeil du côté de Rennes (11e, 12 points). Les joueurs de Genesio ont eu, eux aussi, du retard à l'allumage, et ce n'est pas étonnant, car les Bretons ont effectué un gros recrutement cet été. Gros et cher avec les Badé, Sulemana, Laborde, Santamaria et autres Majer, pour plus de 70 M€. De la qualité dans toutes les lignes et de beaux outsiders pour le sprint final. Au milieu de tout ça, l'OM de Sampaoli est évidemment armé pour tirer son épingle du jeu. Mais on peut dire que la concurrence n'a pas été aussi dense depuis longtemps. Bien plus que la saison dernière, où il fallait pourtant déjà jouer des coudes. Les jeux sont ouverts !