OM-Nantes : séduire et gagner pour repousser les doutes

Plus que quelques heures avant de voir le troisième match de l'OM cette saison.

Publié le 20/08/2022 à 01:00

Il est encore loin ce match. On se réveille avec envie, ce qui est bon signe, de voir de nouveau cet OM. Parce qu'il a été beau contre Reims, parce qu'il est beau sur le papier, parce qu'on a envie de vibrer. Parce qu'il nous fait douter aussi. Le match de Brest est à effacer le plus rapidement possible. Ce samedi, il faut absolument retourner du bon côté du miroir.

De flamboyant à flagada

L'OM d'Igor Tudor nous a déjà fait passer par presque toutes les émotions. L'inquiétude, avant même le premier match, avec une préparation ratée et des tensions internes ponctuées par la leçon reçue devant 60 000 personnes à l'Orange Vélodrome contre le Milan AC d'Olivier Giroud. La joie contre Reims, avec un match plein et très séduisant, avec beaucoup de verticalité, des occasions et des "pistons" d'une classe folle. L'agacement à Brest, avec toujours des bons pistons, mais une équipe molle, sans idée et dépassée par les événements subissant 17 tirs de la part des coéquipiers de Jérémy Le Douaron. La version prime de cet OM est attendue dès que possible. Avec de la régularité, si possible.

Tout pour faire mal dans cette Ligue 1

Oui, l'effectif de l'OM est séduisant sur le papier, même si évidemment les plus exigeants des supporters le trouveront insuffisant pour disputer les plus grands matchs et performer par exemple en Ligue des Champions. Néanmoins, le secteur offensif n'a que rarement eu aussi fière allure (Payet, Gerson, Under, Milik, Bakambu, Dieng, Suarez et Sanchez). Le milieu de terrain est très concurrentiel à haut niveau, avec Rongier, Guendouzi, Gueye et Veretout pour deux postes. Les pistons sont magnifiques et décisifs avec deux buts pour Tavares et deux centres décisifs pour Clauss. Reste à trouver l'équilibre autour de Chancel Mbemba, irréprochable et rassurant sur ses premières sorties. Samuel Gigot ne démérite pas à ses côtés. Il n'y a plus qu'à trouver le bon complément, sur le mercato ou en interne (Balerdi, Caleta-Car, Touré). Ce match contre est l'occasion de marquer les esprits, avant d'enchaîner un marathon de matchs jusqu'à la trêve internationale fin septembre. Gagner serait aussi l'occasion de chasser les doutes aperçus de l'autre côté du miroir.