OM : comment Sampaoli devrait adapter son système à Milik

Focus sur le système de jeu de l'entraîneur de l'OM Jorge Sampaoli, alors que le club est sur une série de trois matchs sans victoire et que Arek Milik postule à une place de titulaire.

Publié le 02/10/2021 à 01:00

C'est peut-être la preuve que les mentalités commencent à changer, y compris vis-à-vis des résultats. Parce que le contenu a été intéressant, notamment pour les deux derniers matchs à domicile, avec de nombreuses situations offensives. Jorge Sampaoli, sa méthode et sa philosophie ne sont pas vraiment remis en cause. Pourtant, d'ordinaire à Marseille, n'importe quel coach sent avec trois matchs sans victoire le vent d'une contestation, d'une incitation au changement, même chez ceux qui ont déjà beaucoup gagné au club. Peut-être justement parce que le public phocéen est plus intelligent que ce qu'il est parfois dépeint, qu'il n'oublie pas que la barre transversale devant le virage nord a eu du boulot cette semaine, que ce soit avec Cengiz Under dimanche ou William Saliba ce jeudi. Reste qu'il faudra quand même enrayer la série dimanche à Lille pour ne pas trop tester les nerfs de certains et leur jugement avant une trêve internationale. Une victoire ou une défaite, cela peut totalement changer la perception du début de saison des Olympiens qui sera ruminé pendant dix jours derrière puisqu'il n'y aura pas de matchs... Mais Sampaoli est prêt à cela, il connaît les règles du jeu. Et il entend s'imposer dans le Nord avec le même style, prenant en référence les victoires à Montpellier et à Monaco, et même le déplacement à Nice où l'OM s'était procuré des occasions : "C'est vrai qu'on manque un peu de finition sur ces derniers matchs, mais l'état d'esprit reste le même. C'est ça qui me rend tranquille et serein. On doit faire notre jeu. L'envie des joueurs est toujours là".

"Milik avant-centre, ce n'est pas Bamba Dieng ou Payet"

Si le coach est serein, sur son système, l'animation devrait toutefois connaître de légères modifications. Il ne s'en cache pas. Interrogé sur le cas Milik en conférence de presse, il aurait pu noyer le poisson, expliquer que tous les joueurs offrent des options différentes et qu'il ne sait de toute façon pas si le Polonais pourra débuter à Lille. Il a préféré faire une belle réponse : "Ca va changer le positionnement de certains joueurs, parce qu'avec Milik c'est différent d'un joueur comme Bamba Dieng, qui lui préfère jouer dans le dos et prendre la profondeur, ou qu'un Payet qui est plus un milieu offensif, donc il y aura des relations différentes autour des ces joueurs offensifs avec un joueur comme Milik qui est plus un buteur, plus un finisseur, mais qui a bien sûr besoin aussi de bonnes passes décisives pour arriver à ses stats de buts. Donc, ça va modifier un peu la relation et la position qu'auront les joueurs offensifs et c'est ce qu'on va essayer d'approfondir ces prochaines semaines jusqu'à ce que Milik soit à son meilleur niveau".


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Une animation qui pourrait avoir de la gueule

Dans les faits, comment cela peut se traduire ? La logique, ce serait déjà de préserver la relation forte entre Payet et Milik qui s'est construite sur les derniers mois de la saison dernière. Avec l'ancien attaquant de Naples, il y a aussi la possibilité pour Sampaoli de revenir à la vraie force de son système : les ailiers. Un Konrad de la Fuente, un Cengiz Under ne se sont jamais montrés aussi intéressants que lorsque l'équipe prépare des actions dans l'entrejeu avant de les servir le long de la ligne de touche, pour mieux faire mal en un contre un à leur vis-à-vis. Ces derniers temps, l'OM s'en est un peu éloigné, notamment avec l'éclosion de Bamba Dieng. Il n'y a rien contre le jeune attaquant sénégalais mais c'est qu'il est parfois utilisé à gauche, plus pour prendre la profondeur que pour écarter, et quand il est dans l'axe il a besoin d'être entouré pour faciliter son jeu dos au but. Ce qui explique qu'un Harit joue en électron libre, en plus de Payet, et les fameuses actions qui doivent passer par le côté finissent par se faire plus rare. Avec Milik, cela pourrait revenir donc. Avec De la Fuente d'un côté, Under de l'autre, et Payet en soutien. Objectivement : ça a de la gueule. Reste peut-être pour équilibrer qu'il faudrait aligner au milieu les trois éléments qui allient volume de jeu et qualité dans la première passe : Boubacar Kamara, Valentin Rongier et bien évidemment Mattéo Guendouzi. A voir...