OM : comment la rotation s'organise au milieu et en attaque

Focus sur la rotation opérée par Jorge Sampaoli cette saison au milieu de terrain et en attaque à l'OM.

Publié le 25/09/2021 à 01:00

La saison 2018 de l'OM a été traumatisante a plus d'un titre pour ses supporters. Avec 77 points, la formation de Rudi Garcia n'a fini qu'à la quatrième place de Ligue 1, la première non-qualificative pour la Ligue des champions. S'en est suivi un mercato catastrophique, parmi les pires de l'histoire du club (Caleta-Car, Radonjic et Strootman pour 60 millions d'euros), avec des joueurs qui ont trainé la patte (Balotelli) ou qui ont carrément refusé de venir (Manolas) parce que l'OM ne jouait pas la plus belle des compétitions européennes. Alors, si ça se trouve, avec l'argent de la C1, la gabegie aurait été plus grande. Il n'empêche, il y a toujours une petite place pour se dire qu'un cercle vertueux aurait pu commencer à ce moment-là. Du coup, cette saison, la surcharge du calendrier est toujours observée avec cette même crainte : va-t-on bien jouer, laisser des forces de partout, pour finir à nouveau au pied du podium ? En conférence de presse, Pol Lirola a évoqué le sujet. Sans le vouloir, l'Espagnol a remis une pièce dans la machine de ceux qui veulent prendre le risque de jouer le coup à fond en coupe d'Europe, quitte à laisser quelques plumes en championnat. Parce que pour lui, ce groupe peut le faire. Et cela va même plus loin, c'est parce qu'il le fait qu'il évolue positivement. 

Personne n'est trop longtemps remplaçant finalement

"Les recrues sont de très grande qualité et l'effectif est plus complet. Il y a aussi plus de concurrence pour entrer dans le onze de départ, c'est peut-être aussi pour ça qu'on est un petit peu mieux. La concurrence est également à l'entraînement avec une forte lutte entre tout le monde. Ca a peut-être manqué la saison dernière parce qu'il y avait moins de matchs et donc moins de turnover. Le coach va toujours mettre ceux qui sont en meilleure forme selon lui. On a eu des rotations contre Angers, on en aura encore ce dimanche face à Lens", explique l'Espagnol. Le secret est là. Jouer tous les trois jours a clairement des inconvénients car entre les voyages et la récupération, l'équipe n'a plus vraiment le temps de s'entraîner correctement la semaine. En revanche, avec cette fameuse rotation, cela permet de tenir tout un groupe concerné. "Quand tu es sur le banc pour un match, ça ne fait pas quinze jours sans jouer", faisait observer Manu Dos Santos en son temps. Ce qui tombe plutôt bien car, même si Longoria et Sampaoli n'ont pas réussi à faire un effectif de 20 joueurs de champ (hors jeunes) pour tout mener de front, ils ont peut-être trouvé le bon dosage. 

Six solutions au milieu, neuf devant !

Au milieu, il y a ainsi six solutions pour les trois postes dans le schéma de l'entraîneur argentin : Boubacar Kamara, Mattéo Guendouzi, Gerson, Valentin Rongier, Pape Gueye et Pol Lirola. Et pour les quatre postes offensifs, il y a Cengiz Ünder, Konrad De la Fuente, Dimitri Payet, Cheikh Bamba Dieng, Amine Harit, Luis Henrique et Arkadiusz Milik, sachant que Gerson et Guendouzi peuvent monter d'un cran. Cela peut donc faire plus mais cela peut surtout permettre à tous ces joueurs de se dire qu'ils ne sont pas loin de démarrer un match, sans qu'il y ait besoin d'une cascade de blessures ou de suspensions. Une impression que pouvaient ressentir l'an dernier certains éléments à cette période de l'année, où, même s'il y avait des matchs tous les trois jours, le milieu était systématiquement composé de Morgan Sanson, Valentin Rongier et Boubacar Kamara. Pour revenir à la fameuse année de la finale de l'Europa League, il y avait un groupe de 15-16 joueurs (Zambo Anguissa, Bouna Sarr, Maxime Lopez, Clinton Njié et Yohann Pelé en plus du onze le plus utilisé). Cela peut vite changer, mais pour l'instant, vu la dynamique, heureusement que l'OM joue tous les trois jours car ils sont plus nombreux à pouvoir démarrer une rencontre sans que cela soit suspect.