OM : comment ça se passe avec et sans Payet ?

Focus sur l'animation de l'équipe de l'OM quand Payet joue et quand il ne joue pas.

Publié le 25/09/2021 à 15:00

Dispensé du déplacement à Angers, Dimitri Payet devrait jouer OM-Lens selon Jorge Sampaoli et ses dernières indications. Le meneur de jeu a démarré la saison sur les chapeaux de roues avec trois buts sur les deux premiers matchs. C'est que, en l'absence de Milik, Payet semblait être l'arme offensive numéro 1 du club phocéen. Payet a été élu Phocéen du mois d'août, devant les ailiers Cengiz Ünder et Konrad de la Fuente. Un beau symbole d'un trident qui a épaté en Ligue 1 avec des prérogatives bien définies, des rôles différents, et au final tellement plus de plaisir procuré aux supporters phocéens par rapport à celui de l'an dernier à la même période dont Payet est le seul rescapé (Thauvin - Benedetto - Payet). Mais en septembre, Payet a raté trois rencontres sur blessure... 

Bamba Dieng - Harit, le ticket de remplacement

Une possibilité que le staff de l'OM avait anticipée. Annoncé sur Le Phocéen dès le mois de juillet, les dirigeants olympiens avaient effectivement érigé comme priorité le fait de recruter une doublure au meneur de jeu. Ainsi, dans les derniers jours du mercato, un autre milieu offensif a débarqué, en la personne d'Amine Harit. L'ancien joueur de Schalke a été titularisé à Monaco, avec à la clé une victoire étincelante (0-2) et une belle complicité avec Cheikh Bamba Dieng. Sur ce match, l'attaquant sénégalais était à gauche pour mieux mettre à genoux le pauvre Matsima, arrière droit d'un soir. A Moscou et à Angers, les deux compères n'avaient pas forcément les mêmes rôles. Mais leur complicité demeure. D'ailleurs, quand Payet n'est pas là, ils sont tous deux titulaires. Cela ne veut pas dire pour autant qu'ils sont incompatibles avec le Réunionnais. Le match contre Rennes prouve que la relation technique existe avec l'un et l'autre, auteurs d'ailleurs d'un but chacun contre les Bretons alors que le numéro 10 a fait un bon match. Mais quand Payet joue, il apparaît clairement qu'un autre élément est indispensable... 

 

Le vrai compère de Payet... c'est Guendouzi !

Dans l'esprit de Sampaoli, un joueur suit en effet Payet comme son ombre, comme Bud, le chevalier d'Asgard, avec son frère jumeau pour s'assurer qu'il ne lui arrive rien. Si Payet est aligné en numéro 10, il joue un cran derrière, au milieu de terrain. Mais si Payet joue en faux numéro 9, il monte à un poste plus offensif, pour ordonner un pressing bien plus haut. Il s'agit bien évidemment de Mattéo Guendouzi. Avec son abattage, le milieu de terrain permet à Payet de se concentrer sur son travail offensif, mais aussi de démarrer ses actions de plus haut, donc de faire plus mal. Ce n'est sûrement pas un hasard si Sampaoli a profité du déplacement à Angers pour faire souffler le transfuge d'Arsenal. Car pour la réception de Lens, il pourra à nouveau aligner Payet. Autant donc disposer également d'un Guendouzi en pleine forme...