OM : Balerdi, bourdes à répétitions ou simple apprentissage ?

Le jeune défenseur argentin de l'OM s'est loupé dimanche à Saint-Etienne, et ce n'est pas la première fois. Pas de quoi en faire un plat, mais ses bourdes interrogent quand même.

Publié le 11/05/2021 à 15:00

Dimanche, lors de la défaite de l'OM à Saint-Etienne (0-1), la bourde de Leo Balerdi sur le but de Nordin (43') s'est vue comme le nez au milieu de la figure. Normal, car elle a offert aux Stéphanois le seul but de la rencontre et privé l'OM de faire le trou dans la course à la cinquième place. Faut-il pour autant faire le procès du jeune défenseur argentin ? Bien sûr que non. En revanche il serait malhonnête de ne pas s'arrêter un instant sur ce loupé de Geoffroy-Guichard, puisque ce n'est pas le premier pour le joueur prêté par Dortmund depuis son arrivée à l'OM. En effet, on se souvient des boulettes de Balerdi face à Porto en C1, Nice, ou encore de son carton rouge récolté à Bordeaux (0-0), laissant ses coéquipiers jouer à 10 durant 40 minutes. De quoi se poser des questions, d'autant que son profil ressemble plutôt à celui d'un axial technique et relanceur.

Fermement défendu par Villas-Boas puis Sampaoli, qui en a fait un titulaire

Une question posée aux participants du Talk Show lundi soir, avec des réponses souvent opposées. Parmi les défenseurs de Balerdi, Romain Canuti reste sur la ligne de ceux qui voient en l'international argentin un gros potentiel : "Il a quelque chose de différent du stoppeur bête et méchant. C'est pour ça que je lui laisserais du temps pour encore progresser, car je vois quelque chose d'intéressant dans son profil. Et on peut rappeler l'exemple d'Azpilicueta, qui a eu des premiers mois très compliqués à l'OM avant d'exploser". Cette marge de progression, André Villas-Boas (à l'origine de sa venue) la défendait sans cesse, voyant en lui l'un des futurs cadors au poste en Europe. Jorge Sampaoli aussi, lui qui en a fait un de ses trois centraux titulaires. Mais il y a des sons de cloches différents, et les arguments sont valables.

Le problème des bourdes pour un défenseur central, c'est qu'on ne voit qu'elles si le ballon finit au fond

Toujours sur le plateau du Talk, Sébastien Volpe y allait aussi de sa comparaison, mais elle ne concernait pas Cesar Azpilicueta : "J'ai l'exemple inverse de Ronald Zubar, que José Anigo et Pape Diouf annonçaient comme un futur monstre. Le gars faisait une bourde par match et a fini par partir dans l'anonymat". Pas faux, et le parallèle tient la route, puisque le Guadeloupéen était l'une des têtes de gondole de l'équipe de France Espoirs avant d'entamer une longue descente jusqu'au Red Star en fin de parcours. En fait, à la décharge de Balerdi, le problème des bourdes pour un défenseur central, c'est qu'on ne voit qu'elles si le ballon finit au fond. Dommage, car si Nordin avait frappé à côté, on aurait pu qualifier la performance de l'Argentin de bonne, voire un peu mieux. Mais ses boulettes s'accumulent, au point de nous faire douter de la nécessité de lever son option d'achat en fin de saison. Et vous ?