OM 4-1 Reims : on commence à mieux comprendre...

Retour sur la victoire de l'OM contre Reims (4-1).

Publié le 08/08/2022 à 01:15

Ce serait trop facile de pointer du doigt les supporters au stade Vélodrome qui ont sifflé Igor Tudor lors de la présentation des équipes. Déjà, ce n'était pas toute l'enceinte, et si l'envie d'être aussi affirmatif n'était pas dans toutes les têtes, tout le monde doutait. Vous, nous, tout le monde. Même si c'était une demie-équipe de Reims en face. Mais en 90 minutes, tout est oublié. L'OM a gagné 4-1 contre Reims, dans une euphorie qui laissait à penser que la victoire contre Strasbourg (4-0) en mai, le dernier match en Ligue 1 du Vélodrome, était la semaine dernière et qu'il y avait désormais un nouveau tarif maison... De l'eau a pourtant coulé sous les ponts, beaucoup. Et il ne faut pas oublier les constantes, c'était toujours une demi-équipe de Reims en face. Mais il y a de bonnes raisons d'être heureux.

Une victoire clairement marquée Tudor

Parce que ce n'est pas le résultat qui compte, même s'il permet à l'OM d'être sur le podium d'entrée. C'est la manière qui doit permettre à Igor Tudor de savourer et de se coucher sans doute avec un grand sourire. Tout ce qu'il a annoncé ces dernières semaines en conférence de presse se réalise : l'équipe a joué en transitions, ce fameux jeu direct qui n'en reste pas moins plaisant, le pressing était coordonné comme cela avait pu être le cas au Hellas Vérone, le nombre de kilomètres parcourues par l'équipe est en hausse mais cela marche, dans ce système qui fait effectivement la part belle aux pistons, et tout cela ne serait peut-être pas possible sans cette préparation "à l'italienne" qui a fait tirer la langue d'une partie du vestiaire ces dernières semaines. Ce que Mattéo Guendouzi confirme en zone mixte, comme vous pouvez le voir en vidéo. Tudor a déjà chassé le fantôme de Michel. Car si l'Espagnol avait gagné son premier match 6-0 au Vél, cela tenait plus de la performance individuelle de certains (Lassana Diarra notamment). Là, c'est une victoire signée Tudor, avec ce style de jeu mais aussi ce coaching avec cinq changements tout au long de la partie pour modeler le visage de l'équipe.

 

La stratégie de Longoria finalement payante ?

Cela valide aussi les choix de Pablo Longoria. Dans sa volonté de rester compétitif tout en changeant totalement le style de jeu. La preuve que c'est possible, sans perdre une partie des actifs de la saison dernière en route, la prestation de Mattéo Guendouzi est là pour en témoigner. Et la paire Nuno Tavares - Jonathan Clauss pourrait être la nouvelle grande réussite du mercato, après l'ossature Saliba - Guendouzi de la saison dernière. Maintenant ce n'était que Reims, il faut confirmer, continuer, travailler, et recruter. Mais les bases sont au moins posées.