OM 2-1 Villareal : qui a brillé, qui a peiné

Compte-rendu du dernier match de préparation de l'OM pour la saison 2021-2022 contre Villarreal au Vélodrome (2-1).

Publié le 31/07/2021 à 22:58

Tous les supporters de l'OM étaient impatients de retrouver le Vélodrome. La fête fut totale avec une victoire probante face au vainqueur de l'Europa League, qui n'est pas sans rappeler le succès de prestige obtenu au même stade de la saison il y a six ans contre la Juventus, alors finaliste de la Ligue des champions. Certes, l'équipe espagnole n'avait pas aligné son équipe. Certes, elle n'en est pas du tout au même stade dans sa préparation. Cela avait été précisé contre le Servette ou Benfica, il faut que ce soit aussi le cas dans l'autre sens.

Mais le visage de l'OM était séduisant à une semaine du début du championnat. Ca a bien démarré, avec une ouverture du score dans les 10 premières minutes sur un coup franc de Payet. C'était à la base pour un centre dans la boîte mais Nino a la mauvaise idée de le dévier et il lobbe son goal, voyant le cuir finir dans le petit filet au second poteau. Derrière, Villareal domine mais Mandanda se montre vigilant quand il faut. Le tournant intervient en début de seconde période avec un Foyth qui se fait expulser pour un deuxième jaune (ça aurait pu être le cas sur son premier, un coup très dangereux sur le genou de Payet). Unai Emery s'énerve et se fait sortir également, s'en prenant même à Sampaoli avant de voir, tout heureux, qu'il y a du monde pour s'interposer au moment de la réplique de l'Argentin.

Derrière, l'OM reprend logiquement sa domination. Avec deux buts annulés pour cause de hors-jeu, deux grosses occases pour Ünder, Bamba Dieng qui croise trop sur une super remise... heureusement, le break aura été fait sur un nouveau bijou de Payet, contrôle du gauche, frappe de l'extérieur du droit enchaînée dans le petit filet opposé. Parce que Villareal réduira le score dans les dernières minutes, sur un Alberto Moreno qui fila dans le dos de Rongier en contre. Anecdotique tout de même, pas de quoi empêcher de vivre une belle semaine avant le début des vraies hostilités. 

Les tops

Décidément, Dimitri Payet fait une préparation de feu. Impliqué sur les deux buts marseillais, provoquant le csc avant de marquer, il a donné de supers ballons à tous ses coéquipiers, allumant les mèches des attaquants olympiennes avec un malin plaisir, tout en jouant son rôle d'attaquant de pointe une bonne partie de la rencontre, notamment sur les replis en qualité de premier rideau défensif. Le fameux Payet injouable. Espérons que l'étoile de Super Mario dure encore. Un cran plus haut car il y avait Pape Gueye, Mattéo Guendouzi a pris la mesure de ce nouveau poste avec un pressing bien plus haut et des passes bien senties comme si ça faisait déjà un an qu'il était sous les ordres de Sampaoli. Enfin, Luan Peres et sa science des retours défensifs rageurs semblent déjà indispensables dans ce système.

Les flops

Difficile de mettre quelqu'un dans cette catégorie après un tel spectacle. On pourra parler d'un mètre coupable d'Alvaro dans les dernières minutes sur une occasion d'Alberto Moreno sur le poteau. D'un tacle non maîtrisé et inutile de Pape Gueye qui aurait pu lui valoir un rouge avec un arbitre tatillon (surtout que Villareal était en infériorité numérique). Ünder a péché dans la finition ? C'est oublier aussi une passe décisive pleine de justesse pour Payet. A la limite, ceux à qui cela doit picoter dans la nuque, ce sont ceux qui aurait pu prétendre à avoir du temps de jeu sur cette rencontre et qui n'en ont pas eu.

Le onze de l'OM qui s'est imposé contre Villareal (2-1) : 

Mandanda - Saliba, Balerdi (Alvaro 55e), L.Peres - P.Gueye (Bamba Dieng 69e), Rongier - Ünder (Radonjic 83e), Guendouzi, Gerson (Targhalline 83e), L.Henrique (De la Fuente 68e) - Payet