OM 2-1 Nice : Sampaoli, la victoire totale

Retour sur le succès de l'OM contre Nice (2-1) hier soir au stade Orange Vélodrome.

Publié le 21/03/2022 à 01:30

C'est son adjoint, Jorge Desio, qui est venu s'exprimer en conférence de presse, comme vous pouvez le voir en vidéo. Pour ce match face à Nice, Jorge Sampaoli était suspendu, il est donc resté sagement à l'abri, au sixième étage de la tribune Jean Bouin, en compagnie des analystes vidéos du club pendant la rencontre. Il n'empêche, plus encore que le succès à Lens ou à Monaco, cette rencontre contre Nice porte sa signature. On peut même parler de victoire totale tant il a gagné sur tous les plans. 

De la victoire contrastée à Metz...

Cela n'a pas toujours été le cas. Il faut se rappeler la victoire à Metz (1-2), grâce à un but de Milik dans les dernières minutes. Certes, il avait gagné, mais il pouvait y avoir à redire. Ce qui était bien résumé dans L'Equipe du lendemain : "S'il a fini par avoir raison, c'est parce qu'il s'est longtemps trompé. Mais si un entraîneur qui gagne n'a pas toujours raison, un entraîneur qui gagne a gagné". Après ce même match, Eric Di Meco avait comparé Sampaoli à Guardiola en finale de Champions League, lorsque le Catalan avait pris le risque de jouer sans milieu défensif. "Je me demande si ces coachs-là ne veulent pas dans une victoire ou dans un titre qu'on parle d'eux", s'interrogeait à voix haute l'ancien champion d'Europe. Des critiques infondées contre un technicien qui a pris sa revanche ce dimanche ? Non, car cette gestion a égaré des points en championnat sur les journées suivante, contre Clermont (0-2) ou à Troyes (1-1). Mais après la défaite contre Monaco (0-1), Jorge Sampaoli a parlé avec ses joueurs, s'est réadapté. Du coup, cela fait quatre victoires consécutives, et cerise sur le gâteau, pour le dernier succès contre Nice, Sampaoli joint l'utile à l'agréable. 

... à la victoire totale contre Nice !

Car l'OM devait absolument l'emporter et pour contrer ce Christophe Galtier invaincu depuis quatre matchs contre les Marseillais, Jorge Sampaoli a proposé un nouveau schéma sans latéral gauche. Si l'inquiétude de l'avant-match de Metz est revenu, car Pape Gueye semblait prêt à revenir à cette fonction comme en Lorraine, finalement, l'OM a vraiment joué en 3-2-4-1, Gueye était milieu défensif, ne venant dans le couloir gauche que pour les phases défensives en 5-4-1. Ce choix, ce n'était pas une fantaisie pour prouver que ce succès n'était pas à la portée d'un entraîneur "ordinaire". C'était une vraie nécessité face aux problématiques du moment : le 4-4-2 des Niçois, mais aussi les états de forme, car Pape Gueye est en feu mais c'était aussi le cas d'un Cengiz Under par exemple. Sampaoli a donc réussi en même temps le coup du schéma dans lequel les joueurs doivent s'adapter et le pragmatisme du schéma qui s'adapte aux caractéristiques des joueurs. Il a aussi su insuffler à ses hommes l'état d'esprit qu'il fallait, il n'y a qu'à voir les duels remportés en première mi-temps. Enfin, puisque c'est sur toute la ligne, il a aussi réussi son coaching, avec une sortie de Milik pour Kolasinac qui envoie un signal défensif au banc d'en face, pour mieux faire rentrer un Bakambu décisif dans les minutes qui suivent. Alors bien évidemment, cela ne vaut pas un titre. Mais il y a fort à parier que dans quelques années, lorsque "l'OM de Sampaoli" sera évoqué, ce match contre Nice pourra être ressorti des archives : parce que jouer un match décisif en championnat face au deuxième ex-aequo avec un schéma où il n'y a que trois défenseurs au départ, ce n'est vraiment pas courant. Après, si Sampaoli veut marquer le coup au fer rouge en faisant deuxième du championnat et victoire en Conference League, histoire que ce soit bien dans toutes les têtes et qu'effectivement on parle encore de lui pendant longtemps, qu'il ne se gêne surtout pas !