"Le staff de l'OM va avoir du boulot !"

Avec cinq matches en moins de 15 jours pour l'OM, le staff médical va devoir redoubler de vigilance.

Publié le 01/02/2020 à 12:00

Quatre déplacements périlleux à Bordeaux, Saint-Etienne, Lyon et Lille, entrecoupés par la réception de Toulouse au Vélodrome. Voilà le calendrier de dingue que l'OM va devoir affronter entre ce dimanche et le dimanche 16 février face au LOSC. Un chemin de croix durant lequel il faudra croiser les doigts pour prendre un maximum de points, mais aussi prier pour les adducteurs et les ischios-jambiers de nos Olympiens. En effet, avec la répétition des affiches et les pelouses hivernales, le risque de blessures n'a jamais été aussi grand pour les hommes de Villas-Boas. C'est ce qu'explique au Phocéen le préparateur physique marseillais Arnaud Chabert. Interview :

Comment aborder un tel calendrier pour l'OM quand on est préparateur physique ?

Arnaud Chabert : "Pour faire simple : on ne s'entraîne pas, car il faut limiter au maximum la charge de travail. L'accent sera principalement mis sur la récupération et les soins. L'autre problématique, ce sera pour ceux qui ne sont pas titulaires, qui formeront un groupe de travail à part. Pour le reste, ce sera des étirements, des bains, du sauna et de la régénération en général. Sinon, en veille de match, ils travailleront sur des principes tactiques, des mises en place, mais sur des séances très courtes".

En plus de la proximité des matches, il y aura la problématique des déplacements et de la tension nerveuse due aux affiches ?

AC : "Bien sûr. C'est ce qu'expliquait récemment Thomas Tuchel dans un article où il parlait en plus de la problématique des matches de 21 heures. Il disait que les joueurs n'étaient pas chez eux avant 3 heures du matin. Dans ce cas, tout est bouleversé, et ce sera le cas pour l'OM. Les déplacements et le manque de sommeil vont ajouter des contraintes et des risques supplémentaires. En fait, c'est trois fois plus contraignant".

Le risque de blessure est donc multiplié...

AC : "Absolument. Tout est réuni, avec en plus le froid et l'état des pelouses. C'est pour cela que j'insiste sur le manque de sommeil qui, pour un athlète, augmente sa vulnérabilité de 60 %, ce qui est énorme. Il y a donc une forte augmentation du danger, et on peut dire que ceux qui auront le plus de boulot durant cette période, ce sont les préparateurs physiques et le staff médical. Ils ne vont pas beaucoup dormir, eux non plus !".